Mardi 29 septembre prochain, un appel intersyndical à la grève et à la manifestation a été lancé au niveau national, en réponse au refus du Ministre des Comptes publics de revaloriser le point d’indice des fonctionnaires.
Cette mobilisation est essentielle : alors que les prix du carburant explosent, le revenu disponible des ménages ne cesse de diminuer, le gouvernement promet l’austérité et l’extrême droite cherche à imposer ses thèmes de campagne dans le débat public. A nous d’imposer, depuis la rue, le débat sur la répartition des richesses, l’amélioration des rémunérations et de la qualité des services publics.
Plusieurs rassemblements auront lieu en Picardie.
- Dans l’AISNE :
- Laon : rendez-vous à 10h00, devant le lycée Paul Claudel (place Foch) ;
- Saint Quentin : rendez-vous à 15h00, place du 8 octobre.
- Dans l’OISE :
- Beauvais : rendez-vous à 14h00, place Jeanne Hachette,
- Compiègne : rendez-vous à 10h00, place Guynemer.
- Dans la SOMME :
- Amiens : rendez-vous à 14h00, devant la Maison de la culture, 2 place Léon Gontier.
5 mars 2026 – Fin d’après-midi.
La direction de la cité scolaire Delambre-Montaigne a été informée d’une panne importante entraînant une coupure généralisée d’eau au sein de l’établissement et des internats. Très rapidement, la situation s’est dégradée. Face à l’impossibilité pour les élèves internes d’utiliser les sanitaires de l’internat et d’assurer leur toilette élémentaire, nos collègues ont réagi. Les travailleuses et les travailleurs, confrontés à des conditions d’accueil fortement dégradées pour plusieurs centaines d’usagers mineurs, ont estimé que leurs propres conditions d’hygiène et de travail n’étaient pas respectées !
Les AED présents ont pris connaissance de la situation, ont échangé sur les conditions de travail et d’accueil et ont décidé collectivement, après avoir voté, d’exercer leur droit de grève dans le cadre du préavis national déposé par la CGT Éduc’action. La hiérarchie a été informée de la grève et les collègues ont ensuite quitté l’établissement. Ils ont depuis subi une retenue sur salaire au titre de la grève.
PAS D’EAU… MAIS DES RESPONSABLES À TROUVER ?
Aujourd’hui, plusieurs AED se voient reprocher un prétendu « manquement à l’obligation de surveillance » au motif qu’ils auraient laissé des élèves internes sous le seul encadrement d’un CPE.
• Comment des personnels grévistes, ayant quitté leur service et subi une retenue sur salaire, pourraient-ils être tenus responsables de missions qu’ils n’assuraient plus ?
• Lorsque les conditions d’accueil deviennent incompatibles avec une hygiène normale ; qui porte réellement la responsabilité des décisions prises pour maintenir ou non l’accueil des élèves ?
EXERCER SON DROIT DE GRÈVE DEVIENT-IL UNE FAUTE ?
Les agents ont été prélevés d’1/30e de leur salaire. Ils ont été considérés grévistes mais subissent en plus une procédure disciplinaire.
Le droit de grève est un droit constitutionnel. L’exercer ne devrait jamais devenir un motif de pression. La situation constitue donc un précédent inquiétant pour l’ensemble des personnels.
Demain, quelle autre catégorie de personnels pourrait se voir reprocher l’exercice de son droit inaliénable de grève pour dénoncer d’inacceptables conditions de travail dégradées ?
Lorsque les conditions d’accueil deviennent incompatibles avec l’hygiène et la dignité des usagers et des travailleurs, celles et ceux qui protestent doivent-ils devenir les responsables ?
Cette situation concerne tous les personnels !
Posons-nous collectivement la question.
Si demain, des enseignant·es, des AESH, des personnels administratifs, des personnels techniques et même des personnels de direction étaient confronté·es à une dégradation brutale des conditions de travail ou d’accueil des usagers. S’ils ou elles décidaient collectivement d’alerter, de protester ou d’exercer leur droit de grève :
– trouverions-nous normal qu’ils ou elles fassent ensuite l’objet de procédures disciplinaires ?
– trouverions-nous acceptable qu’un droit exercé à un instant donné devienne, plusieurs semaines plus tard, un motif de sanctions ?
DÉFENDRE LES AED, C’EST DÉFENDRE NOS DROITS À TOUTES ET TOUS !
- le droit de grève, lorsqu’un collectif estime devoir cesser le travail pour protester contre des conditions jugées inacceptables
– le droit à des conditions de travail et d’accueil dignes, pour les personnels comme pour les usagers du service public
– le droit d’alerter, sans craindre ensuite d’être isolé·e ou désigné·e comme responsable
– le droit à la solidarité entre collègues, quelles que soient les fonctions exercées dans l’établissement
– le refus de faire porter aux plus précaires la responsabilité de dysfonctionnements qui dépassent leur champ d’action.
Aucun personnel ne devrait avoir à choisir entre ses droits, sa conscience professionnelle et la peur des conséquences.
Aujourd’hui les AED, demain ce sera vous !
Communiqué intersyndical répression
des aed de Delambre-Montaigne
NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES !
Le budget Macron-Lecornu, passé à coup de 49–3, impose encore la suppression de 4000 postes dans l’Éducation Nationale. Nous manquons déjà de tout : c’est inacceptable ! Les conséquences sur le terrain vont être désastreuses.
Dans le 1er degré, ce sont 25 postes supprimés, ce qui se traduirait par au moins 50 fermetures de classes. L’instance carte scolaire 1er degré se tiendra le 31 mars.
Dans le 2nd degré, les collèges de la Somme subissent 13 suppressions de postes et 11 dans les lycées de l’académie. Les dotations horaires sont en baisse partout et impliquent des classes allant jusqu’à 32 élèves, 36 en lycée, la multiplication des postes partagés. Pas de création de poste d’AED, 2 suppressions d’administratifs, 3 infirmières et 3 assistantes sociales seulement pour toute l’académie.
Les instances de mesure de carte scolaire 2nd degré se tiendront les 30 mars et 1er avril.
La baisse démographique doit être une opportunité
pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe
et créer les postes nécessaires à la bonne marche de notre école !
La carte scolaire va se faire dans un temps très serré : nous vous appelons donc toutes et tous à prendre dès à présent vos dispositions pour engager la mobilisation avec les enseignants, les personnels, les parents, les élus.
Nos organisations syndicales FSU, UNSA, FNEC FP-FO, CFDT Éducation, Sud Éducation et CGT Éduc’action appellent :
• Toutes les écoles et les établissements à les rejoindre dans l’action et à se mobiliser les 30, 31 mars et 1er avril.
• Tou.tes les enseignant.es et personnels à se mettre en grève le mardi 31 mars et à discuter la suite du mouvement.
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NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES !
NON AUX FERMETURES DE CLASSES !
STOP AUSTÉRITÉ !
2 RDV dans la Somme
- Abbeville, 11 H place de la Mairie

Amiens, 14 H Maison de la Culture


Jeudi 05 mars 2026, les assistant-es d’éducation du lycée Delambre-Montaigne assurant la mission de surveillance de nuit à l’internat se sont mis en grève. Effectivement, une fuite d’eau importante dans les sous-sols du lycée Delambre-Montaigne à Amiens a conduit l’exploitant du réseau à procéder à une coupure totale de l’alimentation en eau potable et sanitaire de l’établissement. Cette situation a rendu impossible le fonctionnement normal de l’internat : absence d’eau pour les douches, lavabos et sanitaires, impossibilité d’utiliser les WC, impossibilité pour la cuisine centrale de préparer les repas et d’assurer le nettoyage de la vaisselle, et impossibilité également d’assurer dans des conditions normales l’entretien des locaux.
Face à ces conditions manifestement incompatibles avec un accueil digne des élèves internes et après avoir échangé avec la proviseure de l’établissement, les assistant-es d’éducation, qui ont estimé qu’aucune des mesures engagées par la direction ne permettait l’accueil des élèves, ont décidé collectivement de se mettre en grève, grève couverte par un préavis déposé par les organisations syndicales de l’éducation. Ils ont alors notifié leur décision à la direction de l’établissement.
La CGT Éduc’action 80 et Sud Éducation 80 apportent leur soutien aux personnels confrontés à une situation où les conditions minimales d’hygiène et d’accueil ne sont plus garanties et saluent la décision de la direction de l’établissement de fermer l’internat jusqu’au rétablissement des conditions sanitaires permettant l’accueil des élèves.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la dégradation préoccupante de l’état du bâti scolaire dans les lycées de la région Hauts-de-France. Les personnels de l’Éducation nationale se retrouvent trop souvent à devoir gérer les conséquences de défaillances techniques ou sanitaires dont ils ne sont pourtant pas responsables. La gestion et l’entretien des lycées relèvent en effet de la responsabilité
de la Région Hauts-de-France, présidée par Xavier Bertrand.
Pour la CGT Éduc’action 80 et Sud Éducation 80, la multiplication de ces incidents révèle les effets d’une politique d’économies budgétaires et de sous-investissement dans les infrastructures scolaires, qui dégrade progressivement les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels. Elles alertent les familles, les parents d’élèves et les usagers du service public de l’état déplorable dans lequel se trouve le bâti scolaire. De nombreux incidents sont en effet régulièrement rapportés aux organisations syndicales : température insupportable dans les locaux en hiver ou en période de canicule, non-approvisionnement ou au contraire fuites d’eau, présence d’amiante, problèmes de moisissures ou présence de punaises de lit dans les internats… Alors qu’une saignée historique est pratiquée dans les budgets des établissements, la Région, le Département et l’Éducation nationale, menant à différentes échelles la même politique austéritaire, sacrifient les conditions d’étude et de vie de la jeunesse sur l’autel du profit.
Nos organisations syndicales soutiennent les initiatives et luttes engagées par leurs collègues pour maintenir des conditions de travail et d’étude dignes, et elles soutiendront les actions et les revendications à venir allant dans ce sens.
La CGT Éduc’action 80 et Sud Éducation 80 exigent que les investissements nécessaires soient engagés sans délai afin de garantir aux élèves et aux personnels des établissements scolaires des conditions sanitaires, matérielles et éducatives dignes du service public d’éducation.
La CGT éduc’action de Picardie organise une formation d’une journée “Santé et sécurité au travail” mardi 28 avril 2026 dans un lycée d’Amiens. Cette formation est ouverte à toutes et tous, syndiqué-es et non syndiqué⋅es.
Elle sera suivie d’une formation de 2 jours “Santé et sécurité au travail” niveau 2 réservée à ses syndiqué-es, les 29 et 30 avril 2026.
Pourquoi tant de souffrance au travail, et en particulier dans l’Éducation Nationale ? Comment identifier ce qui est une menace pour notre santé ? Comment améliorer nos conditions de travail pour reprendre possession de nos métiers ? Cette formation vous présentera les outils qui existent pour se protéger au travail, et leur mode d’emploi pour les utiliser de manière efficace.
Vous aurez aussi l’occasion d’échanger, de poser vos questions. Nos formateurs de la CGT éduc’action, forts de l’expertise de la CGT, y répondront.
La Formation Syndicale est un droit et donne droit à une autorisation d’absence à plein traitement.
La CGT éduc’action de Picardie rembourse les frais de déplacement et de repas des stagiaires syndiqué-es à la CGT éduc’action 02, 60 et 80.
Pour vous pré-inscrire à ce stage, remplissez le formulaire en ligne
Nous vous enverrons alors :
– un modèle de demande d’autorisation d’absence à adresser à votre administration au plus tard vendredi 27 mars 2026
– les modalités pratiques et l’ordre du jour de cette formation .









