2 RDV dans la Somme :
- Abbeville, 11 H place de la Mairie 
’ Amiens, 14 H Maison de la Culture
2 RDV dans la Somme :
- Abbeville, 11 H place de la Mairie 
’ Amiens, 14 H Maison de la Culture

Jeudi 05 mars 2026, les assistant-es d’éducation du lycée Delambre-Montaigne assurant la mission de surveillance de nuit à l’internat se sont mis en grève. Effectivement, une fuite d’eau importante dans les sous-sols du lycée Delambre-Montaigne à Amiens a conduit l’exploitant du réseau à procéder à une coupure totale de l’alimentation en eau potable et sanitaire de l’établissement. Cette situation a rendu impossible le fonctionnement normal de l’internat : absence d’eau pour les douches, lavabos et sanitaires, impossibilité d’utiliser les WC, impossibilité pour la cuisine centrale de préparer les repas et d’assurer le nettoyage de la vaisselle, et impossibilité également d’assurer dans des conditions normales l’entretien des locaux.
Face à ces conditions manifestement incompatibles avec un accueil digne des élèves internes et après avoir échangé avec la proviseure de l’établissement, les assistant-es d’éducation, qui ont estimé qu’aucune des mesures engagées par la direction ne permettait l’accueil des élèves, ont décidé collectivement de se mettre en grève, grève couverte par un préavis déposé par les organisations syndicales de l’éducation. Ils ont alors notifié leur décision à la direction de l’établissement.
La CGT Éduc’action 80 et Sud Éducation 80 apportent leur soutien aux personnels confrontés à une situation où les conditions minimales d’hygiène et d’accueil ne sont plus garanties et saluent la décision de la direction de l’établissement de fermer l’internat jusqu’au rétablissement des conditions sanitaires permettant l’accueil des élèves.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la dégradation préoccupante de l’état du bâti scolaire dans les lycées de la région Hauts-de-France. Les personnels de l’Éducation nationale se retrouvent trop souvent à devoir gérer les conséquences de défaillances techniques ou sanitaires dont ils ne sont pourtant pas responsables. La gestion et l’entretien des lycées relèvent en effet de la responsabilité
de la Région Hauts-de-France, présidée par Xavier Bertrand.
Pour la CGT Éduc’action 80 et Sud Éducation 80, la multiplication de ces incidents révèle les effets d’une politique d’économies budgétaires et de sous-investissement dans les infrastructures scolaires, qui dégrade progressivement les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels. Elles alertent les familles, les parents d’élèves et les usagers du service public de l’état déplorable dans lequel se trouve le bâti scolaire. De nombreux incidents sont en effet régulièrement rapportés aux organisations syndicales : température insupportable dans les locaux en hiver ou en période de canicule, non-approvisionnement ou au contraire fuites d’eau, présence d’amiante, problèmes de moisissures ou présence de punaises de lit dans les internats… Alors qu’une saignée historique est pratiquée dans les budgets des établissements, la Région, le Département et l’Éducation nationale, menant à différentes échelles la même politique austéritaire, sacrifient les conditions d’étude et de vie de la jeunesse sur l’autel du profit.
Nos organisations syndicales soutiennent les initiatives et luttes engagées par leurs collègues pour maintenir des conditions de travail et d’étude dignes, et elles soutiendront les actions et les revendications à venir allant dans ce sens.
La CGT Éduc’action 80 et Sud Éducation 80 exigent que les investissements nécessaires soient engagés sans délai afin de garantir aux élèves et aux personnels des établissements scolaires des conditions sanitaires, matérielles et éducatives dignes du service public d’éducation.
La CGT éduc’action de Picardie organise une formation d’une journée “Santé et sécurité au travail” mardi 28 avril 2026 dans un lycée d’Amiens. Cette formation est ouverte à toutes et tous, syndiqué-es et non syndiqué⋅es.
Elle sera suivie d’une formation de 2 jours “Santé et sécurité au travail” niveau 2 réservée à ses syndiqué-es, les 29 et 30 avril 2026.
Pourquoi tant de souffrance au travail, et en particulier dans l’Éducation Nationale ? Comment identifier ce qui est une menace pour notre santé ? Comment améliorer nos conditions de travail pour reprendre possession de nos métiers ? Cette formation vous présentera les outils qui existent pour se protéger au travail, et leur mode d’emploi pour les utiliser de manière efficace.
Vous aurez aussi l’occasion d’échanger, de poser vos questions. Nos formateurs de la CGT éduc’action, forts de l’expertise de la CGT, y répondront.
La Formation Syndicale est un droit et donne droit à une autorisation d’absence à plein traitement.
La CGT éduc’action de Picardie rembourse les frais de déplacement et de repas des stagiaires syndiqué-es à la CGT éduc’action 02, 60 et 80.
Pour vous pré-inscrire à ce stage, remplissez le formulaire en ligne
Nous vous enverrons alors :
– un modèle de demande d’autorisation d’absence à adresser à votre administration au plus tard vendredi 27 mars 2026
– les modalités pratiques et l’ordre du jour de cette formation .
La CGT condamne cette agression militaire contre un État souverain, opération visant à imposer un changement de régime pour prendre le contrôle des ressources pétrolières. Cette agression impérialiste et l’enlèvement d’un chef d’État constituent de graves précédents.
La France et la communauté internationale via l’ONU doivent réagir sans délai face à cette scandaleuse agression qui aggrave une situation internationale déjà tendue.
La CGT réaffirme son attachement à la démocratie, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à la paix et à la régulation internationale. Elle affirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien.
Montreuil, le 3 janvier 2026
Lire le communiqué en PDF.
Depuis le vendredi 10 octobre, l’ensemble de nos lycées publics est frappé de plein fouet par le rançongiciel Qilin, provoquant la paralysie quasi-totale de près des trois quarts des établissements des académies d’Amiens et de Lille.
Ce sont tous les services de l’éducation qui sont démantelés : messagerie, gestion des absences et retards des élèves, remontée des notes sur les livrets scolaires en ligne et sur Parcoursup, gestion de la restauration, gestion administrative des personnels, accès aux ressources et logiciels pédagogiques, ateliers techniques, tout est bloqué. C’est l’Éducation nationale, dans son intégralité, qui est sacrifiée.
La CGT Éduc’action refuse de solliciter le Recteur à ce sujet. Nous connaissons à l’avance sa réponse. Il nous répondra simplement que la responsabilité de ce désastre ne relève pas de l’institution académique.
Pourtant, cette cyberattaque est le résultat direct des décisions prises depuis 2022 avec la création de la DRA-SI. En centralisant l’informatique au niveau régional et en retirant les agents territoriaux du terrain pour les cantonner à des tâches matérielles, l’État et la Région ont affaibli la sécurité informatique des établissements. Dans les faits, il y a aujourd’hui moins de présence technique, des serveurs Microsoft centralisés qui sont devenus des cibles idéales, et une dépendance totale à une infrastructure unique. Tout était réuni pour qu’une attaque réussisse. La preuve : les serveurs pédagogiques locaux, plus isolés, n’ont pas été touchés.
La conséquence est sans appel : les lycées privés sous contrat ayant refusé la centralisation numérique et la dépendance au système Microsoft imposées par la Région Hauts-de-France continuent de fonctionner. Le service public est le seul à subir.
Tel est le prix de choix politiques dangereux faits au détriment de la sécurité, des personnels et des élèves. Et cela, on peut l’imputer au ministère de l’Éducation nationale, ainsi qu’au président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et sa majorité régionale. Leur politique d’externalisation, de sous-investissement et de dépendance systématique aux multinationales a délibérément exposé le service public à ce type d’agression…
Pire encore, en plein chaos, la Région HDF maintient son projet de diminuer la Dotation Globale de Fonctionnement de nos lycées de près de deux millions d’euros, attestant que l’affaiblissement du service public est bel et bien un objectif structurel. Dans un article publié le 14 octobre par L’Union (« Un précédent dangereux : les lycées publics des Hauts-de-France invités à trouver des financements privés » : https://www.lunion.fr/id756018/ article/2025–10-14/un-precedent-dangereux-les-lycees-publics-des-hauts-de-france-invites-trouver), le journal révèle que la Région incite les établissements à diversifier leurs ressources en recherchant des financements extérieurs, notamment privés. Une telle orientation, dénoncée comme un « précédent dangereux », fait craindre un accroissement des inégalités entre lycées et une remise en cause du principe d’égalité d’accès à l’éducation publique.
En attendant, la paralysie informatique constitue un sabotage pédagogique sans précédent. Les enseignants sont empêchés de travailler les compétences fondamentales, les programmes prennent un retard que nos élèves seront contraints d’assumer, créant ainsi une rupture d’égalité entre élèves du public et du privé. Il n’est pas possible d’avoir accès aux ressources pédagogiques de l’ENT ni d’utiliser les logiciels de cartographie, de modélisation 3D, de création graphique, de conception, de gestion de la maintenance, de programmation d’automate, de gestion des réseaux, etc. : ce sont toutes les filières, professionnelles et techniques comme générales, qui sont impactées.
Face à cette crise, l’Administration ne propose pour l’instant qu’une injonction méprisante : l’appel à la débrouille personnelle.
Il est totalement intolérable de demander aux personnels de pallier les carences de la Région et de l’État en mobilisant leurs propres ressources comme les téléphones portables, les ordinateurs, les connexions 3G et 4G issues de leurs abonnements de téléphonie cellulaire : la CGT Éduc’action condamne ce transfert de responsabilité inacceptable.
Nos outils de travail sont une obligation de l’employeur et non une variable d’ajustement. Notre employeur est le ministère de l’Éducation nationale, ce n’est pas la région Hauts-de-France. C’est à l’État de pallier aujourd’hui la défaillance de la région HDF et d’équiper sérieusement ses personnels en matériel informatique, pas simplement par une prime annuelle dérisoire.
Pendant que la Région spécule sur un retour à la normale en plusieurs semaines, nos collègues techniciens informatiques sont placés sous une pression professionnelle intenable, privés de répit, contraints de réparer le désastre causé par les décisions de leurs élus.
La CGT Éduc’action exige l’application immédiate d’un plan d’urgence massif pour le rétablissement d’infrastructures sécurisées, l’octroi de renforts humains pour les personnels techniques, une transparence totale sur l’ampleur des données compromises, et surtout l’interdiction formelle de contraindre tout personnel à utiliser son matériel personnel pour les besoins du service.
Nous exigeons le déploiement urgent de solutions informatiques alternatives, sécurisées et réellement souveraines, notamment par l’application de la circulaire de 2012 « Orientations pour l’usage des logiciels libres dans l’administration », qui demande que l’administration publique passe au logiciel libre pour une souveraineté numérique (https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/ id/35837).
Assez du mépris et de l’austérité ! Nous appelons l’ensemble des personnels à la mobilisation et au refus catégorique d’utiliser leurs outils personnels. Il est temps d’organiser la riposte collective et d’interpeller sans concession Xavier Bertrand lors des prochaines instances comme au CESER ou au CAEN.
Budget Bayrou : 43,8 millions d’économie sur notre dos dès 2026 !Le résultat est prévisible : des services publics encore davantage dégradés,
et un nouvel abaissement du niveau de vie pour des pans entiers de la population !
Pendant ce temps-là, les aides publiques aux entreprises explosent : 211 milliards d’euros en 2023, sans transparence ni conditions. Et les sénateurs refusent de voter la taxe Zucman sur le patrimoine des ultra-riches, qui rapporterait pourtant plus de 20 milliards.
Refusons ce chantage à la dette ! L’argent existe, mais il est mal distribué.
Démission ou pas, pour bloquer ce budget inique et imposer un autre modèle de société, la CGT Educ’action de Picardie appelle à se mettre en grève dès le 10 septembre et à rejoindre les mobilisations locales.
Le Conseil régional des Hauts-de-France vient de valider une réorganisation d’ampleur sur la distribution (vente des billets) dans les gares. Cela aura pour effet :
La CGT est très inquiète de ces décisions. Plutôt que cette casse du service public, nous portons un projet alternatif : une réorganisation prenant mieux en compte les besoins des usagers, avec une adaptation fine des horaires d’ouverture des guichets et des gares en fonctions de leur fréquentation réelle.
Le Conseil régional fonde ses décisions sur des statistiques de transactions par jour, un indicateur que nous jugeons insuffisant. Il ne reflète ni la fréquentation réelle, ni les besoins en accompagnement humain.
Alors que la fréquentation des trains est en hausse, les usagers ont plus que jamais besoin de présence en gare : pour être renseignés, orientés, accompagnés que ce soit pour leurs trajets du quotidien comme pour leurs voyages de loisir.
Signez la pétition et partagez la : https://chng.it/yKjpXCxQVQ
© 2026 CGT Éduc'action Picardie
Thème original d' Anders Noren - modifié par J.-B. Barilla