For­ma­tion San­té et sécu­ri­té au tra­vail le 28 avril 2026 à Amiens

La CGT éduc’ac­tion de Picar­die orga­nise une for­ma­tion d’une jour­née “San­té et sécu­ri­té au tra­vail” mar­di 28 avril 2026 dans un lycée d’A­miens. Cette for­ma­tion est ouverte à toutes et tous, syn­di­qué-es et non syndiqué⋅es.

Elle sera sui­vie d’une for­ma­tion de 2 jours “San­té et sécu­ri­té au tra­vail” niveau 2 réser­vée à ses syn­di­qué-es, les 29 et 30 avril 2026.

Pour­quoi tant de souf­france au tra­vail, et en par­ti­cu­lier dans l’Éducation Natio­nale ? Com­ment iden­ti­fier ce qui est une menace pour notre san­té ? Com­ment amé­lio­rer nos condi­tions de tra­vail pour reprendre pos­ses­sion de nos métiers ? Cette for­ma­tion vous pré­sen­te­ra les outils qui existent pour se pro­té­ger au tra­vail, et leur mode d’emploi pour les uti­li­ser de manière efficace.
Vous aurez aus­si l’occasion d’échanger, de poser vos ques­tions. Nos for­ma­teurs de la  CGT éduc’ac­tion, forts de l’ex­per­tise de la CGT, y répondront.

La For­ma­tion Syn­di­cale est un droit et donne droit à une auto­ri­sa­tion d’absence à plein traitement.
La CGT éduc’ac­tion de Picar­die rem­bourse les frais de dépla­ce­ment et de repas des sta­giaires syn­di­qué-es à la CGT éduc’ac­tion 02, 60 et 80.

Pour vous pré-ins­crire à ce stage, rem­plis­sez le for­mu­laire en ligne 
Nous vous enver­rons alors :
un modèle de demande d’autorisation d’absence à adres­ser à votre admi­nis­tra­tion au plus tard ven­dre­di 27 mars 2026
– les moda­li­tés pra­tiques et l’ordre du jour de cette formation .

La CGT condamne l’a­gres­sion des États-Unis contre le Vénézuéla

La CGT condamne cette agres­sion mili­taire contre un État sou­ve­rain, opé­ra­tion visant à impo­ser un chan­ge­ment de régime pour prendre le contrôle des res­sources pétro­lières. Cette agres­sion impé­ria­liste et l’en­lè­ve­ment d’un chef d’É­tat consti­tuent de graves précédents.

La France et la com­mu­nau­té inter­na­tio­nale via l’O­NU doivent réagir sans délai face à cette scan­da­leuse agres­sion qui aggrave une situa­tion inter­na­tio­nale déjà tendue.

La CGT réaf­firme son atta­che­ment à la démo­cra­tie, au droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes, à la paix et à la régu­la­tion inter­na­tio­nale. Elle affirme sa soli­da­ri­té avec le peuple vénézuélien.

Mon­treuil, le 3 jan­vier 2026

RANÇONGICIEL QILIN : LA RÉGION ORGANISE LE SABOTAGE DU SERVICE PUBLIC !

Depuis le ven­dre­di 10 octobre, l’ensemble de nos lycées publics est frap­pé de plein fouet par le ran­çongiciel Qilin, pro­vo­quant la para­ly­sie qua­si-totale de près des trois quarts des établis­sements des aca­dé­mies d’Amiens et de Lille.

Ce sont tous les ser­vices de l’éducation qui sont déman­te­lés : mes­sa­ge­rie, ges­tion des ab­sences et re­tards des élèves, remon­tée des notes sur les livrets sco­laires en ligne et sur Par­cour­sup, ges­tion de la res­tau­ra­tion, ges­tion admi­nis­tra­tive des per­son­nels, accès aux res­sources et logi­ciels péda­go­giques, ate­liers tech­niques, tout est blo­qué. C’est l’Éducation natio­nale, dans son inté­gra­li­té, qui est sacrifiée.

La CGT Éduc’action refuse de sol­li­ci­ter le Rec­teur à ce sujet. Nous connais­sons à l’avance sa réponse. Il nous répon­dra sim­ple­ment que la res­pon­sa­bi­li­té de ce désastre ne relève pas de l’institution académique.

Pour­tant, cette cybe­rat­taque est le résul­tat direct des déci­sions prises depuis 2022 avec la créa­tion de la DRA-SI. En cen­tra­li­sant l’informatique au niveau régio­nal et en reti­rant les agents ter­ri­to­riaux du ter­rain pour les can­ton­ner à des tâches maté­rielles, l’État et la Ré­gion ont affai­bli la sécu­ri­té infor­matique des éta­blis­se­ments. Dans les faits, il y a aujourd’hui moins de pré­sence tech­nique, des ser­veurs Micro­soft cen­tra­li­sés qui sont deve­nus des cibles idéales, et une dépen­dance totale à une in­frastructure unique. Tout était réuni pour qu’une attaque réus­sisse. La preuve : les ser­veurs pédago­giques locaux, plus iso­lés, n’ont pas été tou­chés.

La consé­quence est sans appel : les lycées pri­vés sous contrat ayant refu­sé la centralisa­tion numé­rique et la dépen­dance au sys­tème Micro­soft impo­sées par la Région Hauts-de-France conti­nuent de fonc­tion­ner. Le ser­vice public est le seul à subir.

Tel est le prix de choix poli­tiques dan­ge­reux faits au détri­ment de la sécu­ri­té, des person­nels et des élèves. Et cela, on peut l’imputer au minis­tère de l’Éducation natio­nale, ain­si qu’au pré­sident de la Ré­gion Hauts-de-France, Xavier Ber­trand, et sa majo­ri­té régio­nale. Leur poli­tique d’externalisation, de sous-inves­tis­se­ment et de dépen­dance sys­té­ma­tique aux multina­tionales a déli­bé­ré­ment expo­sé le ser­vice public à ce type d’agression…

Pire encore, en plein chaos, la Région HDF main­tient son pro­jet de dimi­nuer la Dota­tion Glo­bale de Fonc­tion­ne­ment de nos lycées de près de deux mil­lions d’euros, attes­tant que l’affaiblissement du ser­vice public est bel et bien un objec­tif struc­tu­rel. Dans un article publié le 14 octobre par L’Union (« Un pré­cé­dent dan­ge­reux : les lycées publics des Hauts-de-France invi­tés à trou­ver des finan­ce­ments pri­vés » : https://www.lunion.fr/id756018/ article/2025–10-14/un-precedent-dangereux-les-lycees-publics-des-hauts-de-france-invites-trouver), le jour­nal révèle que la Région incite les éta­blis­se­ments à diver­si­fier leurs res­sources en recher­chant des finan­ce­ments exté­rieurs, notam­ment pri­vés. Une telle orien­ta­tion, dénon­cée comme un « pré­cé­dent dan­ge­reux », fait craindre un accrois­se­ment des inéga­li­tés entre lycées et une remise en cause du prin­cipe d’égalité d’accès à l’éduca­tion publique.

En atten­dant, la para­ly­sie infor­ma­tique consti­tue un sabo­tage péda­go­gique sans précé­dent. Les ensei­gnants sont empê­chés de tra­vailler les com­pé­tences fon­da­men­tales, les pro­grammes prennent un retard que nos élèves seront contraints d’assumer, créant ain­si une rup­ture d’égalité entre élèves du public et du pri­vé. Il n’est pas pos­sible d’avoir accès aux res­sources péda­go­giques de l’ENT ni d’utiliser les logi­ciels de car­to­gra­phie, de modé­li­sa­tion 3D, de créa­tion gra­phique, de concep­tion, de ges­tion de la main­te­nance, de pro­gram­ma­tion d’automate, de ges­tion des réseaux, etc. : ce sont toutes les filières, pro­fes­sion­nelles et tech­niques comme géné­rales, qui sont impactées.

Face à cette crise, l’Administration ne pro­pose pour l’instant qu’une injonc­tion mépri­sante : l’appel à la débrouille per­son­nelle.

Il est tota­le­ment into­lé­rable de deman­der aux per­son­nels de pal­lier les carences de la Ré­gion et de l’État en mobi­li­sant leurs propres res­sources comme les télé­phones por­tables, les ordi­nateurs, les connexions 3G et 4G issues de leurs abon­ne­ments de télé­pho­nie cellu­laire : la CGT Éduc’action condamne ce trans­fert de res­pon­sa­bi­li­té inac­cep­table.

Nos outils de tra­vail sont une obli­ga­tion de l’employeur et non une variable d’ajustement. Notre em­ployeur est le minis­tère de l’Éducation natio­nale, ce n’est pas la région Hauts-de-France. C’est à l’État de pal­lier aujourd’hui la défaillance de la région HDF et d’équiper sé­rieusement ses per­son­nels en ma­tériel infor­ma­tique, pas sim­ple­ment par une prime annuelle dérisoire.

Pen­dant que la Région spé­cule sur un retour à la nor­male en plu­sieurs semaines, nos col­lègues techni­ciens infor­ma­tiques sont pla­cés sous une pres­sion pro­fes­sion­nelle inte­nable, pri­vés de répit, contraints de répa­rer le désastre cau­sé par les déci­sions de leurs élus.

La CGT Éduc’action exige l’application immé­diate d’un plan d’urgence mas­sif pour le réta­blissement d’infrastructures sécu­ri­sées, l’octroi de ren­forts humains pour les per­son­nels tech­niques, une transpa­rence totale sur l’ampleur des don­nées com­pro­mises, et sur­tout l’in­terdiction for­melle de contraindre tout per­son­nel à uti­li­ser son maté­riel per­son­nel pour les besoins du service.

Nous exi­geons le déploie­ment urgent de solu­tions infor­ma­tiques alter­na­tives, sécuri­sées et réelle­ment sou­ve­raines, notam­ment par l’application de la cir­cu­laire de 2012 « Orienta­tions pour l’usage des logi­ciels libres dans l’administration », qui demande que l’adminis­tration publique passe au logi­ciel libre pour une sou­ve­rai­ne­té numé­rique (https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/ id/35837).

Assez du mépris et de l’austérité ! Nous appe­lons l’ensemble des per­son­nels à la mobili­sation et au refus caté­go­rique d’utiliser leurs outils per­son­nels. Il est temps d’organiser la ri­poste col­lec­tive et d’interpeller sans conces­sion Xavier Ber­trand lors des pro­chaines ins­tances comme au CESER ou au CAEN.

Le com­mu­ni­qué en PDF.

Blo­quons le bud­get Bay­rou et son monde dès le 10 septembre

Bud­get Bay­rou : 43,8 mil­lions d’é­co­no­mie sur notre dos dès 2026 !
  • 20,8 mil­liards d’euros tirés de la « maî­trise durable de la dépense publique », avec l’ob­jec­tif de ne pas dépen­ser un euro de plus en 2026 qu’en 2025, notam­ment en dimi­nuant de 3 000 le nombre d’emplois publics dès 2026, et en ne rem­pla­çant pas un fonc­tion­naire sur trois par­tant à la retraite à comp­ter de 2027, soit un déman­tè­le­ment pro­gram­mé des ser­vices publics qui tou­che­ra néces­sai­re­ment l’Éducation nationale ;
  • 5,5 mil­liards tirés de la dimi­nu­tion des dépenses sociales, avec notam­ment le dou­ble­ment de la fran­chise sur les médi­ca­ments rem­bour­sés par la Sécu­ri­té sociale, ou une réforme des affec­tions de longue durée, soit une attaque du droit fon­da­men­tal aux soins ;
  • 4,2 mil­liards d’euros obte­nus par la sup­pres­sion de deux jours fériés, « le lun­di de Pâques et le 8 mai », pour les sala­riés du pri­vé et du public, soit une attaque des congés payés gagnés de haute lutte.

Le résul­tat est pré­vi­sible : des ser­vices publics encore davan­tage dégradés,
et un nou­vel abais­se­ment du niveau de vie pour des pans entiers de la population !

Pen­dant ce temps-là, les aides publiques aux entre­prises explosent : 211 mil­liards d’euros en 2023, sans trans­pa­rence ni condi­tions. Et les séna­teurs refusent de voter la taxe Zuc­man sur le patri­moine des ultra-riches, qui rap­por­te­rait pour­tant plus de 20 milliards.

Refu­sons ce chan­tage à la dette ! L’argent existe, mais il est mal distribué. 

Démis­sion ou pas, pour blo­quer ce bud­get inique et impo­ser un autre modèle de socié­té, la CGT Educ’ac­tion de Picar­die appelle à se mettre en grève dès le 10 sep­tembre et à rejoindre les mobi­li­sa­tions locales.

Contre la fer­me­ture des gui­chets de gare dans les Hauts-de-France

Le Conseil régio­nal des Hauts-de-France vient de vali­der une réor­ga­ni­sa­tion d’ampleur sur la dis­tri­bu­tion (vente des billets) dans les gares. Cela aura pour effet :

  • de nom­breuses fer­me­tures de gares,
  • des réduc­tions d’amplitudes pour qua­si­ment toutes les autres,
  • près de 80 sup­pres­sions de postes, prin­ci­pa­le­ment des contrats inté­ri­maires non renouvelés.

La CGT est très inquiète de ces déci­sions. Plu­tôt que cette casse du ser­vice public, nous por­tons un pro­jet alter­na­tif : une réor­ga­ni­sa­tion pre­nant mieux en compte les besoins des usa­gers, avec une adap­ta­tion fine des horaires d’ouverture des gui­chets et des gares en fonc­tions de leur fré­quen­ta­tion réelle.
Le Conseil régio­nal fonde ses déci­sions sur des sta­tis­tiques de tran­sac­tions par jour, un indi­ca­teur que nous jugeons insuf­fi­sant. Il ne reflète ni la fré­quen­ta­tion réelle, ni les besoins en accom­pa­gne­ment humain.
Alors que la fré­quen­ta­tion des trains est en hausse, les usa­gers ont plus que jamais besoin de pré­sence en gare : pour être ren­sei­gnés, orien­tés, accom­pa­gnés que ce soit pour leurs tra­jets du quo­ti­dien comme pour leurs voyages de loisir.

Signez la péti­tion et par­ta­gez la : https://chng.it/yKjpXCxQVQ

 

En grève le 13 mai !

Plu­sieurs ras­sem­ble­ments auront lieu en Picardie.

  • Dans l’AISNE :
    • Laon : ren­dez-vous à  10 h00, devant le lycée Paul Clau­del (place Foch) ;
    • Saint Quen­tin : ren­dez-vous à 15h00,  place du 8 octobre.
  • Dans l’OISE :
    • Mon­ta­taire : ren­dez-vous à 10h00, devant la Mai­rie, 1 place Auguste Génie.
  • Dans la SOMME :
    • Amiens : ren­dez-vous à 14h00, devant la Mai­son de la culture, 2 place Léon Gontier.

 

Le tract en PDF

 

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Thème original d' Anders Noren - modifié par J.-B. Barilla