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Muta­tions intra-aca­dé­miques 2022

Concer­nant les muta­tions intra-aca­dé­miques de 2022, vous trou­ve­rez ci-après :

Le ser­veur des muta­tions ouvre le 25 mars (à 14h00) et ferme le 08 avril 2022 (à 12h00).

Aug­men­ter les salaires maintenant !

 

Per­sonne ne peut igno­rer le contexte social et éco­no­mique, les aug­men­ta­tions des pro­duits de pre­mière néces­si­té, de l’énergie comme de l’alimentation et, fina­le­ment, du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, deman­deurs d’emploi et retraités.

Per­sonne n’ignore que seuls les salaires, les pen­sions et les aides et allo­ca­tions conti­nuent de stag­ner ou même de bais­ser au regard de l’inflation, de décro­cher par rap­port aux qua­li­fi­ca­tions, dans le pri­vé comme dans le public.

Si, dans cer­tains sec­teurs et entre­prises, des mobi­li­sa­tions et des négo­cia­tions ont per­mis d’obtenir des reva­lo­ri­sa­tions de salaires, trop sou­vent encore les négo­cia­tions sont au point mort ou les pro­po­si­tions des employeurs loin du compte.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL ne peuvent s’en satis­faire et n’entendent pas en res­ter là !

Sans aug­men­ta­tion du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avan­cée pour les salarié.e.s dont les míni­ma de branche sont actuel­le­ment en des­sous du salaire de base minimum.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL contestent, dans le même temps, que le gou­ver­ne­ment ait main­te­nu sa réforme de l’assurance chô­mage qui aura pour consé­quence d’enfermer de trop nom­breux sala­riés dans des emplois à faible salaire, à temps par­tiel ou en CDD.

Les retraité.e.s, très mas­si­ve­ment mobilisé.e.s, attendent tou­jours une réponse pour une aug­men­ta­tion immé­diate de leurs pen­sions, retraites de base et retraites com­plé­men­taires, dont la der­nière reva­lo­ri­sa­tion a été pla­fon­née à un niveau très infé­rieur à l’inflation.La jeu­nesse, confron­tée à une grande pré­ca­ri­té de vie et de tra­vail, à la pau­vre­té, accen­tuées par la crise sani­taire, éco­no­mique et sociale, doit obte­nir une réponse à l’encontre des réformes libé­rales de l’éducation, de la for­ma­tion, et de l’assurance chô­mage déci­dées par le gouvernement.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL sou­tiennent les actions et mobi­li­sa­tions orga­ni­sées dans les jours et semaines qui viennent pour exi­ger des aug­men­ta­tions de salaires et défendre les emplois et condi­tions de tra­vail et appellent à une mobi­li­sa­tion inter­pro­fes­sion­nelle sur les salaires et l’emploi le jeu­di 27 jan­vier 2022.

Il est urgent et indis­pen­sable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les mani­fes­ta­tions, pour l’augmentation immé­diate de tous les salaires du pri­vé comme du public, des allo­ca­tions pour les jeunes en for­ma­tion et en recherche d’emploi, ain­si que d’améliorer les pen­sions des retraité.e.s.

 

Visuel salaires

TROP C’EST TROP ! En grève et dans l’action jeu­di 13 janvier !

 

Depuis la ren­trée de jan­vier, la colère explose dans les éta­blis­se­ments. L’é­pui­se­ment et l’exas­pé­ra­tion de toute la com­mu­nau­té édu­ca­tive atteignent un niveau inédit. La res­pon­sa­bi­li­té du ministre et du gou­ver­ne­ment dans cette situa­tion chao­tique est totale du fait de chan­ge­ments de pied inces­sants, de pro­to­coles inte­nables et d’ab­sence de moyens don­nés pour assu­rer le fonc­tion­ne­ment de l’E­du­ca­tion. Mal­gré une ampli­fi­ca­tion jamais vue de l’épidémie, l’École ne béné­fi­cie pas de l’or­ga­ni­sa­tion pro­tec­trice qui serait néces­saire pour assu­rer la sécu­ri­té des élèves, des per­son­nels et de leurs familles. Les retours au compte-gouttes des élèves géné­rant des amé­na­ge­ments péda­go­giques rendent dif­fi­ciles les condi­tions d’ap­pren­tis­sage. Pénu­rie des rem­pla­çants, ges­tion des tests et des absences des élèves dégradent for­te­ment les condi­tions de travail.

Les per­son­nels n’en peuvent plus des pro­to­coles Blan­quer (le 49ème étant sor­ti le 6 jan­vier). Ils n’en peuvent plus des ordres et des contrordres per­ma­nents, des per­son­nels non rem­pla­cés, des pres­sions pour effec­tuer du télé-ensei­gne­ment, de la charge de tra­vail insup­por­table que le ministre fait subir aux direc­teurs… Ils constatent que le ministre se refuse à leur four­nir les moyens de pro­tec­tion indi­vi­duelle qui manquent toujours.
Ils relèvent pour­tant que ce n’est pas une ques­tion finan­cière puisque M. Blan­quer se flatte d’avoir ren­du 75 mil­lions d’euros qui fai­saient pour­tant par­tie du bud­get 2021, après les 600 mil­lions qu’il avait déjà « éco­no­mi­sés » en 2020. Pour rap­pel, ce sont 1800 sup­pres­sions de postes l’année der­nière, 500 pré­vues à la ren­trée pro­chaine. Dans l’Académie d’Amiens, la dota­tion du pre­mier degré est indi­gente pour la ren­trée 2022 avec seule­ment 5 postes en plus (1,5 poste pour la Somme), tan­dis que le second degré a per­du l’équivalent de 81 postes l’année der­nière et en per­dra 18 l’année pro­chaine, alors que les effec­tifs sont en hausse.

De fait le ministre conti­nue à faire peser sur les per­son­nels et les familles la ges­tion de la pan­dé­mie et trans­fère sur eux la res­pon­sa­bi­li­té de la san­té publique. Les tests deman­dés aux élèves reposent sur la res­pon­sa­bi­li­té des familles et sont sou­mis au contrôle des per­son­nels de l’éducation natio­nale alors qu’ils devraient être orga­ni­sés par les auto­ri­tés sani­taires com­pé­tentes. A l’image du pré­sident, le ministre ne cesse de mépri­ser les per­son­nels. La situa­tion actuelle ne peut plus durer, il faut que cela cesse !

Les fédé­ra­tions de l’Éducation natio­nale FSU 80, FNEC-FP-FO 80, UNSA 80, SGEN CFDT 80, CGT Educ’action 80, SUD Edu­ca­tion 80, appellent l’ensemble des per­son­nels à se mettre en grève et appellent l’ensemble de la com­mu­nau­té édu­ca­tive à se mobi­li­ser jeu­di 13 jan­vier pour faire entendre leur colère et obte­nir une poli­tique cohé­rente de pro­tec­tion et de pré­ven­tion à la hau­teur des enjeux sani­taires, sco­laires et sociaux.

Les syn­di­cats et fédé­ra­tions de l’Éducation natio­nale FSU 80, FNEC-FP-FO 80, UNSA 80, SGEN CFDT 80, CGT Educ’action 80, SUD Edu­ca­tion 80 demandent :

  • Des moyens humains néces­saires notam­ment par la créa­tion de postes à hau­teur des besoins, le recours aux can­di­dats des listes com­plé­men­taires (Ensei­gnants, per­son­nel admi­nis­tra­tif, de san­té, AESH, AED) ;
  • Une autre ges­tion de l’épidémie à l’École : des moyens et des pro­tec­tions pour faire face à la crise en éla­bo­rant un pro­to­cole viable et qui ne mette pas en dif­fi­cul­té les per­son­nels sur la ges­tion des cas posi­tifs, et cas contacts ;
  • Des cam­pagnes de tests préventifs ;
  • Des équi­pe­ments de pro­tec­tion pour les per­son­nels, les écoles et les éta­blis­se­ments (Masques FFP2, cap­teurs de CO2 finan­cés par l’Etat) ;
  • Une pro­gram­ma­tion dès main­te­nant d’un col­lec­tif bud­gé­taire pour la ren­trée 2022.

RASSEMBLEMENT A 14h

DEVANT LE RECTORAT D’AMIENS

Puis mani­fes­ta­tion jusqu’à la Mai­son de la Culture pour une Assem­blée Géné­rale et déci­der des suites à donner.

 

Les conta­mi­na­tions explosent et rien n’est fait pour évi­ter la désor­ga­ni­sa­tion de l’Éducation nationale

Alors que les écoles étaient lar­ge­ment désor­ga­ni­sées du fait de la vague de variant del­ta et d’un pro­to­cole ingé­rable pour les per­son­nels, l’arrivée du variant omi­cron, extrê­me­ment conta­gieux, fait peser le risque d’un mois de jan­vier par­ti­cu­liè­re­ment chao­tique dans les écoles et éta­blis­se­ments scolaires.

Pour­tant, l’Éducation natio­nale a été absente des annonces du pre­mier ministre le 27 décembre.

Pire, ce der­nier a contre­dit dans la jour­née les annonces du ministre Blan­quer sur la néces­si­té de plu­sieurs tests pour reve­nir en cours lorsqu’un cas posi­tif est décla­ré dans une classe de pri­maire. Cette annonce était d’ailleurs par­fai­te­ment inac­cep­table puisqu’elle ren­dait encore plus dif­fi­cile, pour les équipes péda­go­giques, la ges­tion du pro­to­cole, que ce soit le sui­vi des tests des élèves comme la ges­tion péda­go­gique des classes. Sur­tout, der­rière les effets d’annonce sur le main­tien de l’ouverture des classes, se cache la réa­li­té des faits : une inéga­li­té pour les élèves iso­lés ou pour les familles ayant des dif­fi­cul­tés à faire tes­ter leurs enfants et l’impossibilité, pour les enseignant·es, de gérer les cours en classe tout en assu­rant une conti­nui­té péda­go­gique pour les élèves absent·es.

Or, avec l’extrême conta­gio­si­té du nou­veau variant, les absences de per­son­nels et d’élèves, posi­tifs ou cas contacts, vont se mul­ti­plier au risque de désor­ga­ni­ser tota­le­ment écoles et éta­blis­se­ments. Il est donc urgent de ren­for­cer les mesures sani­taires pour évi­ter au maxi­mum les contaminations.
Cela passe en pre­mier lieu par la dis­tri­bu­tion gra­tuite pour l’ensemble des élèves et des per­son­nels de masques chi­rur­gi­caux – et FFP2 pour celles et ceux qui le sou­haitent -, une véri­table cam­pagne de tests orga­ni­sée par le minis­tère, notam­ment la prise en charge des tests des élèves d’une classe avec un cas posi­tif et le retour à la pos­si­bi­li­té de télé­tra­vail pour les per­son­nels admi­nis­tra­tifs qui le peuvent et le souhaitent.

La CGT Éduc’action por­te­ra éga­le­ment auprès du minis­tère, la néces­si­té de cla­ri­fier la ges­tion des cas contacts
et les pos­si­bi­li­tés d’ASA pour les per­son­nels à risque de formes graves.

Quant à la péda­go­gie, il est par­fai­te­ment cynique de faire croire aux parents qu’une classe ouverte avec, par exemple, un tiers d’élèves absent·es per­met un ensei­gne­ment de qua­li­té. Il est en effet impos­sible et inac­cep­table pour les enseignant·es d’assurer la conti­nui­té péda­go­gique et leurs cours en paral­lèle. Péda­go­gi­que­ment comme sani­tai­re­ment, une fer­me­ture de classe est sou­vent plus per­ti­nente pour les élèves et les per­son­nels et c’est le rôle d’un ministre de l’Éducation natio­nale de le reconnaître.

Pour la CGT Éduc’action, l’attentisme du gou­ver­ne­ment est inac­cep­table et va encore aggra­ver les condi­tions d’étude des élèves et de tra­vail des per­son­nels. Elle conti­nue d’exiger des recru­te­ments immé­diats, mas­sifs et pérennes de per­son­nels, afin de dimi­nuer d’urgence le nombre d’élèves par classe et assu­rer les rem­pla­ce­ments des per­son­nels absents.

La CGT Éduc’action exige que les per­son­nels puissent se réunir les pre­miers jours de la reprise, afin de dis­cu­ter des condi­tions de ren­trée et se pré­pa­rer à la ges­tion sani­taire du mois de jan­vier. Elle a dépo­sé un pré­avis de grève en ce sens et sou­tien­dra les actions et mobi­li­sa­tions qu’elles et ils auront choi­si afin d’obtenir du minis­tère et des hié­rar­chies locales, les moyens de faire leur tra­vail dans les meilleures condi­tions possibles.

Mon­treuil, le 30 décembre 2021

Le com­mu­ni­qué de presse en PDF

Salaires en berne pour les per­son­nels de l’Éducation nationale

Pour nos salaires, la CGT Éduc’action revendique :

  • le ver­se­ment immé­diat à tous les per­son­nels de 400 €, soit l’équivalent de 90 points d’indice, pour com­pen­ser en par­tie la perte de pou­voir d’achat qu’ils ont subie ;
  • l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’indice des prix à la consommation ;
  • un SMIC à 2000 euros brut mensuels ;
  • une reva­lo­ri­sa­tion de l’ensemble des grilles sala­riales indiciaires.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL sou­tiennent les actions et mobi­li­sa­tions orga­ni­sées dans les jours et semaines qui viennent pour exi­ger des aug­men­ta­tions de salaires et défendre les emplois et condi­tions de tra­vail et appellent à une mobi­li­sa­tion inter­pro­fes­sion­nelle sur les salaires et l’emploi le jeu­di 27 jan­vier 2022.

Voir le Tract sur les salaires de jan­vier 2022

Salaires : le 27 jan­vier, l’heure est désor­mais à la mobi­li­sa­tion de toutes et tous !

Per­sonne ne peut igno­rer le contexte social et éco­no­mique, les aug­men­ta­tions des pro­duits de pre­mière néces­si­té, de l’énergie comme de l’alimentation et, fina­le­ment, du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, deman­deurs d’emploi et retraités.

Per­sonne n’ignore que seuls les salaires, les pen­sions et les aides et allo­ca­tions conti­nuent de stag­ner ou même de bais­ser au regard de l’inflation, de décro­cher par rap­port aux qua­li­fi­ca­tions, dans le pri­vé comme dans le public.

Si, dans cer­tains sec­teurs et entre­prises, des mobi­li­sa­tions et des négo­cia­tions ont per­mis d’obtenir des reva­lo­ri­sa­tions de salaires, trop sou­vent encore les négo­cia­tions sont au point mort ou les pro­po­si­tions des employeurs loin du compte.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL ne peuvent s’en satis­faire et n’entendent pas en res­ter là !

Sans aug­men­ta­tion du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avan­cée pour les salarié.e.s dont les míni­ma de branche sont actuel­le­ment en des­sous du salaire de base minimum.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL contestent, dans le même temps, que le gou­ver­ne­ment ait main­te­nu sa réforme de l’assurance chô­mage qui aura pour consé­quence d’enfermer de trop nom­breux sala­riés dans des emplois à faible salaire, à temps par­tiel ou en CDD.

Les retraité.e.s, très mas­si­ve­ment mobilisé.e.s, attendent tou­jours une réponse pour une aug­men­ta­tion immé­diate de leur pen­sion, retraite de base et retraite com­plé­men­taire, dont la der­nière reva­lo­ri­sa­tion a été pla­fon­née à un niveau très infé­rieur à l’inflation.

La jeu­nesse, confron­tée à une grande pré­ca­ri­té de vie et de tra­vail, à la pau­vre­té, accen­tuées par la crise sani­taire, éco­no­mique et sociale, doit obte­nir une réponse à l’encontre des réformes libé­rales, de l’éducation, de la for­ma­tion, de l’assurance chô­mage, déci­dées par le gouvernement.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL sou­tiennent les actions et mobi­li­sa­tions orga­ni­sées dans les jours et semaines qui viennent pour exi­ger des aug­men­ta­tions de salaires et défendre les emplois et condi­tions de tra­vail et appellent à une mobi­li­sa­tion inter­pro­fes­sion­nelle sur les salaires et l’emploi le jeu­di 27 jan­vier 2022.
Il est urgent et indis­pen­sable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les mani­fes­ta­tions, pour l’augmentation immé­diate de tous les salaires du pri­vé comme du public, des allo­ca­tions pour les jeunes en for­ma­tion et en recherche d’emploi, ain­si que d’améliorer les pen­sions des retraité.e.s.

Mon­treuil, le 17 décembre 2021

Le com­mu­ni­qué de presse inter­syn­di­cal en PDF

Des per­son­nels épui­sés face à la ges­tion approxi­ma­tive de la crise sanitaire

Le pre­mier ministre a annon­cé ce lun­di 6 décembre une évo­lu­tion du pro­to­cole sani­taire dans les écoles et un pas­sage au niveau 3 de celui-ci entrai­nant un retour du masque en exté­rieur, une limi­ta­tion du bras­sage des élèves et des acti­vi­tés spor­tives. C’est donc la seconde fois en dix jours que le gou­ver­ne­ment change les règles sani­taires face à une reprise épi­dé­mique dans le pays. Si cette déci­sion ne change pas pro­fon­dé­ment les choses dans la lutte sani­taire, elle indique une nou­velle fois les tâton­ne­ments et les approxi­ma­tions dont font preuve le gou­ver­ne­ment et le minis­tère de l’Éducation nationale.

Pour l’heure, dans les écoles, on reste donc sur la règle du dépis­tage sys­té­ma­tique sans fer­me­ture sys­té­ma­tique des classes dès le pre­mier cas Covid ren­con­tré. Cette pro­cé­dure, exten­sion de l’expérimentation menée dans dix dépar­te­ments depuis quelques mois, n’a pas mon­tré son effi­ca­ci­té pour frei­ner la conta­mi­na­tion mais « amé­liore » seule­ment les chiffres de fer­me­tures de classes.

Si la CGT Éduc’action est favo­rable à des mesures per­met­tant de gar­der le plus pos­sible les classes ouvertes afin de main­te­nir le lien péda­go­gique, elle reste très dubi­ta­tive face à ce pro­to­cole qui ne pré­sente pas les meilleures garan­ties sur le plan sani­taire pour les élèves, les familles, mais aus­si les per­son­nels. Pire, cette pro­cé­dure a de nom­breux trous dans la raquette puisqu’elle ne prend pas en compte les cas avé­rés sur­ve­nus dans la sphère pri­vée ou extra­s­co­laire et qu’elle laisse les familles se débrouiller avec les tests alors que les labo­ra­toires sont actuel­le­ment débordés.

Elle génère sur­tout une nou­velle dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail des per­son­nels ensei­gnants qui se voient dans l’obligation de jon­gler dans la mise en place du pro­to­cole et le main­tien des appren­tis­sages dans des bonnes condi­tions. Pour la CGT Éduc’action, il est inac­cep­table que les équipes édu­ca­tives gèrent seules l’ensemble du dis­po­si­tif qui sus­cite par­fois des ten­sions avec les familles et entraine imman­qua­ble­ment une sur­charge de tra­vail et un stress sup­plé­men­taire. Péda­go­gi­que­ment, elle est éga­le­ment très pro­blé­ma­tique et inéga­li­taire puisque les élèves reviennent au compte-goutte après les résul­tats de leur test. De plus, elle fait croire aux familles que les classes ne fer­me­ront plus (ce qui est faux) et que les per­son­nels pour­raient assu­rer un ensei­gne­ment mixte (distanciel/présentiel), ce qui est impos­sible et que nous refu­sons. Après 18 mois de ges­tion chao­tique de la crise sani­taire, les per­son­nels sont épui­sés de ces chan­ge­ments inces­sants et approxi­ma­tifs, mais aus­si de pal­lier l’inconséquence de l’institution.

La CGT Éduc’action consi­dère qu’il est urgent que le minis­tère de l’Éducation natio­nale entende ses reven­di­ca­tions et celles des per­son­nels pour tra­vailler serei­ne­ment dans les écoles et éta­blis­se­ments mais aus­si pour amé­lio­rer les condi­tions d’accueil et de tra­vail. Pour cela, il faut un plan d’urgence per­met­tant de recru­ter immé­dia­te­ment et mas­si­ve­ment des per­son­nels afin de géné­ra­li­ser les dédou­ble­ments ain­si que le rem­pla­ce­ment des per­son­nels absents pour évi­ter les bras­sages et amé­lio­rer le sui­vi de tous les élèves. Ces mesures concrètes seront indé­nia­ble­ment effi­caces à court et moyen termes pour le bien-être au tra­vail de tous les per­son­nels et l’enseignement dis­pen­sé aux élèves. Il y a donc urgence à agir.

Mon­treuil, le 7 décembre 2021

Lire le com­mu­ni­qué de presse.

1, 2, 3, 4ème jour de grève et d’ac­tion : les AESH res­tent déterminé·es dans leurs revendications

Mar­di 19 octobre, les AESH avec les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale ont démon­tré que la mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie, le nombre de gré­vistes pro­gresse. Ils et elles ont mani­fes­té, se sont ras­sem­blés en assem­blée géné­rale, ont été reçu·es (ou pas) en audience. Il a été fait la démons­tra­tion aujourd’­hui que l’heure n’est ni à la rési­gna­tion ni à l’ac­cep­ta­tion d’une grille indi­ciaire minable.

En France, ce sont plus de 80 ras­sem­ble­ments et mani­fes­ta­tions avec plus de 3000 per­sonnes réunies devant le minis­tère. Dans les Bouches-du-Rhône pas moins de 9 ras­sem­ble­ments, des cen­taines de per­son­nels à Bor­deaux, Lyon, Tou­louse, Cler­mont-Fer­rand, Lille, Beau­vais, Cha­lon-sur-Saône, Limoges, Nantes, Laval, Mont­pel­lier, Nan­cy, Per­pi­gnan, Béziers, Nice, Tou­lon, Gre­noble, Caen, Châ­teau­roux, Poi­tiers, Reims, Quim­per et dans bien d’autres dépar­te­ments :  les AESH sont déterminé·es à faire entendre leur colère.

Des audiences refu­sées ou accor­dées mais se can­ton­nant à des réponses sté­riles ont été sui­vies ou pré­cé­dées d’as­sem­blées géné­rales. Les AESH réaf­firment qu’ils·elles sont des professionnel·les devant réa­li­ser des gestes tech­niques, adop­ter des pos­tures expertes pour contri­buer à la réus­site de la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de han­di­cap. Ils·elles ne sont ni ATSEM, ni animateur·trices jeu­nesse et sport, ni aides à domi­cile ni agent·es d’en­tre­tien, ni agent·es administratif·ves, ils·elles ont un métier qui doit être recon­nu par le salaire et le statut.

Les reven­di­ca­tions res­tent iden­tiques : créa­tion d’un véri­table sta­tut de la Fonc­tion publique avec une aug­men­ta­tion des rému­né­ra­tions sur toute la car­rière, garan­tie de la pos­si­bi­li­té de contrats à temps com­plet, aban­don des PIAL et la poli­tique de mutua­li­sa­tion des moyens, recru­te­ment mas­sif per­met­tant aux élèves en situa­tion de han­di­cap de béné­fi­cier d’un accom­pa­gne­ment à la hau­teur des besoins.

Les AESH se pro­noncent for­te­ment pour une pour­suite du mou­ve­ment. Les dif­fé­rentes actions rendent visibles leurs condi­tions de tra­vail et de rémunération.

Force est de consta­ter que le rap­port de force se construit pro­gres­si­ve­ment. L’in­ter­syn­di­cale ne man­que­ra pas de se réunir très rapi­de­ment pour conti­nuer à sou­te­nir la construc­tion du mouvement.

Mon­treuil, le 20 octobre 2021

Lire le com­mu­ni­qué.

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Thème original d' Anders Noren - modifié par J.-B. Barilla