Auteur/autrice : CGT Éduc'action Picardie (Page 1 sur 2)
Après la claque aux élections européennes, la dissolution manquée et la nouvelle claque aux élections législatives… ce pouvoir n’accepte toujours pas d’avoir perdu. Pour lui, hors de question de toucher à la retraite à 64 ans, alors que le rejet de cette contre-réforme a largement contribué à la défaite électorale de Macron.
Soutenu par les macronistes et la droite, adoubé par le RN, le gouvernement Barnier prépare un budget austéritaire qui fragilisera davantage les services publics les salaires et les conditions de travail des personnels. Sans parler de la vision réactionnaire de l’Éducation que laisse présager cet attelage. Il y a urgence à exiger un autre projet de société.
Le tract de la CGT Educ’Action
Détérioration des conditions de travail, décrochage salarial, disparition des Services publics…
C’est l’heure de défendre une politique qui réponde aux exigences sociales !
Moins pour les actionnaires… Plus pour les salaires, les services publics et les retraites.
Imposons une autre répartition des richesses !
EN GREVE LE 1ER OCTOBRE !
Manifestations :
- Amiens, 14h, Maison de la culture
- Compiègne, 10h, Cours Guynemer
- Beauvais, 14h, Place Jeanne Hachette
- Soissons, 14h, Devant le centre social de Presles
Bonne rentrée à tou•tes les stagiaires ! Bienvenue dans l’Éducation nationale ! Ne restez pas isolé•e et syndiquez vous à l’ UPSEN CGT Educ’action de Picardie.
Vous trouverez les coordonnées des secrétaires de nos trois départements dans l’onglet ” Nous contacter ” .
Le 12 décembre imposons le retrait !
Face à l’opposition d’un front syndical unitaire qui s’est notamment manifestée par le départ de l’ensemble des organisations syndicales de la Commission Spécialisée des Lycées, le ministère affolé a multiplié les bilatérales. La CGT Éduc’action a été reçue le mercredi 6 décembre, par les cabinets des ministres Attal et Grandjean. Alors que le ministère évoque un projet qui fait « consensus », déniant ainsi le rejet massif de la réforme de la voie professionnelle par les personnels, il a proposé des « bouger » dans le but de diviser l’intersyndicale et de désamorcer la mobilisation du 12 décembre.
Effectivement, les ajustements, que nous considérons comme de « petits reculs » témoignent de sa fébrilité mais révèlent surtout un tripatouillage comptable d’un volume global d’heures de cours en forte baisse. Au lieu de 203h les élèves perdent finalement 170h. La suppression de l’équivalent de 6 semaines d’enseignement. Les dispositifs de la réforme Blanquer sont fragilisés, mais les 8 semaines de cours perdues pour les imposer ne sont pas restituées.
Le ministère ajuste l’enveloppe horaire mais ne remet pas en cause la philosophie de la réforme. Les secondes et premières perdent un peu moins d’heures que dans le projet initial, en revanche en terminale la baisse est plus conséquente que prévue.
En terminale, le calendrier ubuesque est confirmé, tout comme les parcours diversifiés et leur réversibilité. Les 6 semaines en entreprise seront des PFMP gratifiées, et feront donc l’objet d’un suivi par l’équipe enseignante. Les élèves issu·es de milieux défavorisés seront peut-être enclin·es à choisir plutôt les PFMP à cause de cette gratification. La réforme entamera largement la volonté de poursuites d’études des élèves !
Les éléments de langage du Ministère se veulent rassurants, mais ne réussissent pas à masquer les menaces. Ils nient le risque d’annualisation avec l’aménagement de l’année de terminale, mais confirment des « réajustements » d’emploi du temps à partir de mai. Sur le parcours diversifié « poursuites d’études », une grille horaire « plus ou moins fléchée » est désormais évoquée. L’autonomie de l’établissement, avec toutes les dérives possibles, reste de mise.
Pour respecter la « commande présidentielle », cette réforme s’appliquera brutalement à l’ensemble des trois années à partir de septembre 2024 et dans la plus totale précipitation. L’année scolaire se trouve réduite de plusieurs semaines, mais les programmes ne seront pas allégés ! Beaucoup d’aspects de cette réforme sont renvoyés à des textes qui ne sont pas encore écrits. Par exemple pour l’oral de chef‑d’œuvre ou la PSE les modalités des épreuves ne sont pas encore vraiment pensées. Le ministère demande de lui donner un blanc-seing !
Plus que jamais, la CGT Éduc’action appelle avec toutes les organisations de l’intersyndicale, l’ensemble des personnels à se mettre en grève le mardi 12 décembre et continue d’exiger le retrait de cette réforme rétrograde.
Vous trouverez ci-après un lien pour imprimer une affiche et des tracts pour la journée de mobilisation pour la défense du lycée professionnel : https://www.cgteduc.fr/2023/11/15/12-decembre-toutes-et-tous-en-greve-pour-un-lycee-pro-emancipateur/
Un rassemblement est prévu à 14h00 devant le rectorat à Amiens, 20 boulevard d’Alsace Lorraine.
Dans l’ Aisne, une AG est prévue salle de Verdun à St Quentin ( 3 Bd de Verdun )


À la rentrée, le ministre qualifiait le collège « d’homme malade du système éducatif ».
Après n’avoir rien proposé sur cette question pendant des mois, voilà que lors de ses vœux, Pap N’Diaye avance deux propositions qui sentent bon le réchauffé… Pire, elles ne résoudront en rien les problèmes de fond et ne feront qu’accroître les difficultés organisationnelles pour les personnels tout en étant des mesures cosmétiques pour les élèves : plus de Devoirs faits et des professeur·es des écoles au collège…
Concernant l’encadrement d’un soutien en français et mathématiques par des professeur·es des écoles, cela est une mauvaise réponse à la bonne question de la liaison primaire-secondaire. Le ministre démontre qu’il n’a guère de logique pédagogique et que la réalité pratique lui échappe également : le nombre d’enseignant·es nécessaire, la distance école-collège (frais de déplacement ? ordre de mission ?) par exemple. La généralisation de cette mesure expérimentée dans l’académie d’Amiens (non évaluée et aux limites soulignées par les personnels concernés…) peut ressembler à une punition pour des personnels du premier degré qui n’auraient pas rempli correctement leurs missions les années précédentes et dont les élèves seraient en échec… C’est aussi une curieuse méthode pour l’administration de répondre aux justes revendications salariales des professeur·es des écoles en créant un vivier d’heures supplémentaires au détriment d’augmentations indiciaires.
La généralisation du dispositif Devoirs faits en 6ᵉ relève de l’effet d’annonce pour un dispositif dont aucune évaluation sérieuse n’a été faite et dont les moyens dédiés restent insuffisants et hors temps de service. La CGT Éduc’action milite pour la fin des devoirs à la maison qui sont un facteur aggravant des inégalités scolaires, liées aux inégalités socioculturelles. En revanche, elle revendique la mise en place d’une heure par jour de soutien/aide/approfondissement pour tous les élèves avec des effectifs réduits (avec co-intervention des enseignant·es sur leur temps de service).
La CGT Éduc’action revendique la baisse du nombre d’élèves par classe et exige du ministre qu’il augmente significativement les enseignant·es alors même que leurs salaires ont dévissé de plus de 20% depuis l’an 2000 et qu’il crée massivement des postes d’enseignant·es titulaires.
Montreuil, le 06 janvier 2023
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le ministère vient de présenter ce mardi 14 décembre la proposition de répartition 2023 des moyens de l’enseignement scolaire. Cette répartition concerne l’ensemble des personnels, les répartitions académiques de postes ou les « priorités » ministérielles.
La CGT Éduc’action reconnait que c’est audacieux de la part du ministère de présenter un tel budget qui fait la part belle aux nombreuses suppressions de postes d’enseignement (-1117 dans le 1er degré et ‑481 dans le 2nd degré) alors que les conditions d’encadrement des élèves depuis la rentrée sont extrêmement mauvaises et qu’elles se sont à nouveau dégradées ces dernières semaines avec les différentes vagues épidémiques.
Alors que la situation est déjà très compliquée dans les écoles et les établissements scolaires (classes surchargées, manque de personnels, recours accru aux personnels précaires, burn-out dans certains services…), le nouveau ministre ne rompt pas le rythme instauré par son prédécesseur. Ce budget et les choix politiques faits vont de nouveau dégrader les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels et ainsi accélérer le démantèlement du Service public d’éducation.
Pour la CGT Éduc’action, la baisse démographique (à nouveau signalée par des études de la DEPP cette semaine) ne doit pas être l’occasion pour le ministère de supprimer à nouveau des postes. Elle doit être au contraire l’occasion d’améliorer considérablement les conditions d’enseignement en améliorant les taux d’encadrement et en reconstituant un volant de postes de remplacement conséquents pour assurer les continuités de service. Une nouvelle fois cette année, nous dénonçons le tour de passe-passe du ministère concernant les personnels stagiaires afin de minorer les suppressions de postes. Nous continuons de dénoncer le passage à plein temps de certain·es stagiaires avec des répercussions tant sur le plan professionnel que personnel. Cette entrée dans le métier s’avère désastreuse conduisant, malheureusement, certains ou certaines à la démission.
Quant aux moyens concernant les personnels administratifs, rien de neuf non plus malheureusement. Aucune création nette de postes et un simple jeu de bonneteau entre académies et services centraux… Comme si les services n’étaient pas assez pressurisés… Alors que les 300 postes de CPE crées en 2022 ne suffisent pas améliorer la situation dans les établissements, le ministère réussit l’exploit de n’en proposer que 100 cette année. Et rien pour accompagner durablement les élèves (infirmier·ères ou assistant·es sociaux·ales) qui ont des besoins accrus avec l’accélération de la crise sociale. Preuve que les choix budgétaires priment sur les besoins du terrain. Inacceptable.
La CGT Éduc’action note cependant la volonté du ministère de soutenir la Guyane et Mayotte. Alors qu’un véritable plan Marshall est nécessaire pour aider ces territoires, on ne nous propose qu’une rustine… Inconséquent.
Dans ces conditions, notre organisation syndicale n’a pas d’autre choix que de condamner ce budget et les choix réalisés par le gouvernement et le ministère. Ces propositions sont la preuve du déni de leur part vis-à-vis de la réalité vécue par les personnels et les usager-ères. Pire, puisqu’ils sont assumés, ces choix portent la marque du mépris alors que les personnels font tant d’efforts pour faire tourner la machine (crise sanitaire, crise climatique, énergétique et économique).
Au final, le ministère comme le gouvernement n’ont tiré aucun enseignement des dernières années. Ils n’ont pas non plus entendu les revendications et le sens du vote des personnels lors des dernières élections professionnelles. Aucune création de poste ni titularisation des contractuel·les, aucune création de statut pour des personnels indispensables (AESH ou AED…). Pire, ils pénalisent certaines académies déjà en grandes difficultés. En conséquence, la CGT Éduc’action continue d’exiger un plan d’urgence et appelle les personnels à se mobiliser rapidement pour gagner la bataille des moyens, des salaires et des retraites.
Montreuil, le 13 décembre 2022
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