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For­ma­tion San­té et sécu­ri­té au tra­vail le 28 avril 2026 à Amiens

La CGT éduc’ac­tion de Picar­die orga­nise une for­ma­tion d’une jour­née “San­té et sécu­ri­té au tra­vail” mar­di 28 avril 2026 dans un lycée d’A­miens. Cette for­ma­tion est ouverte à toutes et tous, syn­di­qué-es et non syndiqué⋅es.

Elle sera sui­vie d’une for­ma­tion de 2 jours “San­té et sécu­ri­té au tra­vail” niveau 2 réser­vée à ses syn­di­qué-es, les 29 et 30 avril 2026.

Pour­quoi tant de souf­france au tra­vail, et en par­ti­cu­lier dans l’Éducation Natio­nale ? Com­ment iden­ti­fier ce qui est une menace pour notre san­té ? Com­ment amé­lio­rer nos condi­tions de tra­vail pour reprendre pos­ses­sion de nos métiers ? Cette for­ma­tion vous pré­sen­te­ra les outils qui existent pour se pro­té­ger au tra­vail, et leur mode d’emploi pour les uti­li­ser de manière efficace.
Vous aurez aus­si l’occasion d’échanger, de poser vos ques­tions. Nos for­ma­teurs de la  CGT éduc’ac­tion, forts de l’ex­per­tise de la CGT, y répondront.

La For­ma­tion Syn­di­cale est un droit et donne droit à une auto­ri­sa­tion d’absence à plein traitement.
La CGT éduc’ac­tion de Picar­die rem­bourse les frais de dépla­ce­ment et de repas des sta­giaires syn­di­qué-es à la CGT éduc’ac­tion 02, 60 et 80.

Pour vous pré-ins­crire à ce stage, rem­plis­sez le for­mu­laire en ligne 
Nous vous enver­rons alors :
un modèle de demande d’autorisation d’absence à adres­ser à votre admi­nis­tra­tion au plus tard ven­dre­di 27 mars 2026
– les moda­li­tés pra­tiques et l’ordre du jour de cette formation .

RANÇONGICIEL QILIN : LA RÉGION ORGANISE LE SABOTAGE DU SERVICE PUBLIC !

Depuis le ven­dre­di 10 octobre, l’ensemble de nos lycées publics est frap­pé de plein fouet par le ran­çongiciel Qilin, pro­vo­quant la para­ly­sie qua­si-totale de près des trois quarts des établis­sements des aca­dé­mies d’Amiens et de Lille.

Ce sont tous les ser­vices de l’éducation qui sont déman­te­lés : mes­sa­ge­rie, ges­tion des ab­sences et re­tards des élèves, remon­tée des notes sur les livrets sco­laires en ligne et sur Par­cour­sup, ges­tion de la res­tau­ra­tion, ges­tion admi­nis­tra­tive des per­son­nels, accès aux res­sources et logi­ciels péda­go­giques, ate­liers tech­niques, tout est blo­qué. C’est l’Éducation natio­nale, dans son inté­gra­li­té, qui est sacrifiée.

La CGT Éduc’action refuse de sol­li­ci­ter le Rec­teur à ce sujet. Nous connais­sons à l’avance sa réponse. Il nous répon­dra sim­ple­ment que la res­pon­sa­bi­li­té de ce désastre ne relève pas de l’institution académique.

Pour­tant, cette cybe­rat­taque est le résul­tat direct des déci­sions prises depuis 2022 avec la créa­tion de la DRA-SI. En cen­tra­li­sant l’informatique au niveau régio­nal et en reti­rant les agents ter­ri­to­riaux du ter­rain pour les can­ton­ner à des tâches maté­rielles, l’État et la Ré­gion ont affai­bli la sécu­ri­té infor­matique des éta­blis­se­ments. Dans les faits, il y a aujourd’hui moins de pré­sence tech­nique, des ser­veurs Micro­soft cen­tra­li­sés qui sont deve­nus des cibles idéales, et une dépen­dance totale à une in­frastructure unique. Tout était réuni pour qu’une attaque réus­sisse. La preuve : les ser­veurs pédago­giques locaux, plus iso­lés, n’ont pas été tou­chés.

La consé­quence est sans appel : les lycées pri­vés sous contrat ayant refu­sé la centralisa­tion numé­rique et la dépen­dance au sys­tème Micro­soft impo­sées par la Région Hauts-de-France conti­nuent de fonc­tion­ner. Le ser­vice public est le seul à subir.

Tel est le prix de choix poli­tiques dan­ge­reux faits au détri­ment de la sécu­ri­té, des person­nels et des élèves. Et cela, on peut l’imputer au minis­tère de l’Éducation natio­nale, ain­si qu’au pré­sident de la Ré­gion Hauts-de-France, Xavier Ber­trand, et sa majo­ri­té régio­nale. Leur poli­tique d’externalisation, de sous-inves­tis­se­ment et de dépen­dance sys­té­ma­tique aux multina­tionales a déli­bé­ré­ment expo­sé le ser­vice public à ce type d’agression…

Pire encore, en plein chaos, la Région HDF main­tient son pro­jet de dimi­nuer la Dota­tion Glo­bale de Fonc­tion­ne­ment de nos lycées de près de deux mil­lions d’euros, attes­tant que l’affaiblissement du ser­vice public est bel et bien un objec­tif struc­tu­rel. Dans un article publié le 14 octobre par L’Union (« Un pré­cé­dent dan­ge­reux : les lycées publics des Hauts-de-France invi­tés à trou­ver des finan­ce­ments pri­vés » : https://www.lunion.fr/id756018/ article/2025–10-14/un-precedent-dangereux-les-lycees-publics-des-hauts-de-france-invites-trouver), le jour­nal révèle que la Région incite les éta­blis­se­ments à diver­si­fier leurs res­sources en recher­chant des finan­ce­ments exté­rieurs, notam­ment pri­vés. Une telle orien­ta­tion, dénon­cée comme un « pré­cé­dent dan­ge­reux », fait craindre un accrois­se­ment des inéga­li­tés entre lycées et une remise en cause du prin­cipe d’égalité d’accès à l’éduca­tion publique.

En atten­dant, la para­ly­sie infor­ma­tique consti­tue un sabo­tage péda­go­gique sans précé­dent. Les ensei­gnants sont empê­chés de tra­vailler les com­pé­tences fon­da­men­tales, les pro­grammes prennent un retard que nos élèves seront contraints d’assumer, créant ain­si une rup­ture d’égalité entre élèves du public et du pri­vé. Il n’est pas pos­sible d’avoir accès aux res­sources péda­go­giques de l’ENT ni d’utiliser les logi­ciels de car­to­gra­phie, de modé­li­sa­tion 3D, de créa­tion gra­phique, de concep­tion, de ges­tion de la main­te­nance, de pro­gram­ma­tion d’automate, de ges­tion des réseaux, etc. : ce sont toutes les filières, pro­fes­sion­nelles et tech­niques comme géné­rales, qui sont impactées.

Face à cette crise, l’Administration ne pro­pose pour l’instant qu’une injonc­tion mépri­sante : l’appel à la débrouille per­son­nelle.

Il est tota­le­ment into­lé­rable de deman­der aux per­son­nels de pal­lier les carences de la Ré­gion et de l’État en mobi­li­sant leurs propres res­sources comme les télé­phones por­tables, les ordi­nateurs, les connexions 3G et 4G issues de leurs abon­ne­ments de télé­pho­nie cellu­laire : la CGT Éduc’action condamne ce trans­fert de res­pon­sa­bi­li­té inac­cep­table.

Nos outils de tra­vail sont une obli­ga­tion de l’employeur et non une variable d’ajustement. Notre em­ployeur est le minis­tère de l’Éducation natio­nale, ce n’est pas la région Hauts-de-France. C’est à l’État de pal­lier aujourd’hui la défaillance de la région HDF et d’équiper sé­rieusement ses per­son­nels en ma­tériel infor­ma­tique, pas sim­ple­ment par une prime annuelle dérisoire.

Pen­dant que la Région spé­cule sur un retour à la nor­male en plu­sieurs semaines, nos col­lègues techni­ciens infor­ma­tiques sont pla­cés sous une pres­sion pro­fes­sion­nelle inte­nable, pri­vés de répit, contraints de répa­rer le désastre cau­sé par les déci­sions de leurs élus.

La CGT Éduc’action exige l’application immé­diate d’un plan d’urgence mas­sif pour le réta­blissement d’infrastructures sécu­ri­sées, l’octroi de ren­forts humains pour les per­son­nels tech­niques, une transpa­rence totale sur l’ampleur des don­nées com­pro­mises, et sur­tout l’in­terdiction for­melle de contraindre tout per­son­nel à uti­li­ser son maté­riel per­son­nel pour les besoins du service.

Nous exi­geons le déploie­ment urgent de solu­tions infor­ma­tiques alter­na­tives, sécuri­sées et réelle­ment sou­ve­raines, notam­ment par l’application de la cir­cu­laire de 2012 « Orienta­tions pour l’usage des logi­ciels libres dans l’administration », qui demande que l’adminis­tration publique passe au logi­ciel libre pour une sou­ve­rai­ne­té numé­rique (https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/ id/35837).

Assez du mépris et de l’austérité ! Nous appe­lons l’ensemble des per­son­nels à la mobili­sation et au refus caté­go­rique d’utiliser leurs outils per­son­nels. Il est temps d’organiser la ri­poste col­lec­tive et d’interpeller sans conces­sion Xavier Ber­trand lors des pro­chaines ins­tances comme au CESER ou au CAEN.

Le com­mu­ni­qué en PDF.

Non au « Choc des savoirs », jour­née natio­nale de mobi­li­sa­tion le same­di 25 mai pour l’École publique !

Nos orga­ni­sa­tions sont mobi­li­sées contre le « Choc des savoirs » depuis plu­sieurs mois. Nous dénon­çons cet ensemble de mesures, du pre­mier degré au second degré, qui des­sine les contours d’un modèle d’École pas­séiste et conser­va­teur. Il vise à géné­ra­li­ser le tri des élèves dès le plus jeune âge, notam­ment par les groupes de niveaux, mais aus­si en condi­tion­nant l’accès direct au lycée par la mise en place de classes pré­pa-seconde en lycée géné­ral, tech­no­lo­gique ou pro­fes­sion­nel, en fai­sant du bre­vet une bar­rière à l’entrée au lycée. Le « Choc des savoirs » est une attaque fron­tale contre l’Ecole publique. Il est syno­nyme de retour en arrière sans pré­cé­dent, en reve­nant sur les acquis de 60 ans de démo­cra­ti­sa­tion sco­laire. C’est aus­si une cer­taine vision de la socié­té qui est esquis­sée, celle du tri et de l’assignation sociale, dan­ge­reuse pour notre démo­cra­tie. Un pays où la jeu­nesse se trouve assi­gnée à ses posi­tions sco­laires et sociales court un grave dan­ger démocratique.

Nos orga­ni­sa­tions réaf­firment avec force leur atta­che­ment au pro­jet sco­laire de l’École publique, laïque, gra­tuite et obli­ga­toire : accueillir par­tout tous les élèves sans dis­tinc­tion d’aucune sorte, être ambi­tieux pour cha­cun, res­pec­ter et par­ti­ci­per à une véri­table liber­té de conscience notam­ment par la construc­tion de l’esprit cri­tique autour de savoirs scien­ti­fi­que­ment validés.

Aujourd’hui, le ser­vice public d’Éducation tra­verse une crise sans pré­cé­dent : crise de recru­te­ment, démis­sions, per­son­nels qui témoignent d’une perte de sens de leur métier… A l’instar de l’hôpital public, l’École publique n’est pas loin de l’effondrement alors qu’elle doit avoir les moyens d’être l’école de la pre­mière chance. Nous ne nous y rési­gnons pas ! Depuis plu­sieurs mois, nous sommes enga­gé-es dans la mobi­li­sa­tion contre le « Choc des savoirs » et pour la défense de l’École publique, réunis­sant au fil des jours, des semaines et des mois de plus en plus de per­son­nels de l’Éducation natio­nale et de parents d’élèves. Pour­sui­vons et ampli­fions la mobilisation !

Nos orga­ni­sa­tions appellent les familles, ensei­gnants, per­son­nels édu­ca­tifs, béné­voles et mili­tants des asso­cia­tions d’éducation popu­laire, lycéens, étu­diants et toutes celles et ceux qui se retrouvent dans le pro­jet d’une École publique, laïque et éman­ci­pa­trice à mani­fes­ter le same­di 25 mai, en région ou à Paris, pour l’École publique et pour dire « non au Choc des savoirs ». Ensemble, fai­sons socié­té autour de l’école !

Mobi­li­sa­tions pour les salaires et les pen­sions jeu­dis 27 octobre et 10 novembre

La mobi­li­sa­tion pour obte­nir de légi­times aug­men­ta­tions de salaire et de pen­sion, de meilleures condi­tions de tra­vail, des emplois de qua­li­té gagne des sec­teurs de plus en plus nom­breux dans le pri­vé comme dans le public. Les sala­riés mobi­li­sés obtiennent par leurs actions avec leurs orga­ni­sa­tions syn­di­cales l’ouverture de nou­velles négo­cia­tions et des avan­cées sala­riales signi­fi­ca­tives. C’est main­te­nant qu’il faut se mobi­li­ser dans tous les sec­teurs pro­fes­sion­nels, publics comme privés.

 

Plu­sieurs ras­sem­ble­ments auront lieu en Picardie.

 

JEUDI 27 OCTOBRE

Dans l’Aisne

Dans l’Oise

  • Beau­vais : 14h00, Place Jeanne Hachette,
  • Com­piègne : 10h00, Cours Guynemer.

Dans la Somme

  • Amiens : 14h00, Mai­son de la Culture, 2 Place Léon Gontier.

 

JEUDI 10 NOVEMBRE

Dans l’Aisne

  • Laon : 10h00 devant la gare
  • Sois­sons : 14h00 devant PRESOA ( ancien­ne­ment la méde­cine du tra­vail, 52 ave­nue de Paris )

Dans l’Oise

  • Beau­vais : 14h00, Place Jeanne Hachette,
  • Com­piègne : 10h00, Cours Guynemer.

Dans la Somme

  • Amiens : 14h00, Mai­son de la Culture, 2 Place Léon Gontier.

 

Ren­trée 2022 : “abon­dance” de pro­messes et une libé­ra­li­sa­tion certaine

Affir­mer, comme l’a fait le minis­tère au début de l’été, qu’il y aura « un pro­fes­seur devant chaque classe à la ren­trée » relève au mieux d’un vœu pieu, au pire d’une chi­mère. Avec plus de 4 000 postes d’enseignant·es non pour­vus, dif­fi­cile pour le ministre Pap Ndiaye de jouer la carte de l’optimisme. Dans ces condi­tions, l’Éducation natio­nale va devoir recou­rir mas­si­ve­ment aux contractuel·les recruté·es au pied levé, avec une for­ma­tion expresse de 4 jours. Cette poli­tique de recours à des non-titu­laires non seule­ment ne règle aucu­ne­ment la ques­tion à long terme, du manque criant d’enseignant·es mais met aus­si ces per­son­nels en dif­fi­cul­té puisque rien n’est fait pour les pré­pa­rer à la prise en charge de classes et les for­mer à l’exercice du métier.

L’annonce par le ministre d’un concours excep­tion­nel pour les non-titu­laires en 2023 peut être posi­tive si les condi­tions d’accès et le nombre de places offertes per­mettent une réelle baisse de la pré­ca­ri­té au-delà de l’effet d’annonce. La CGT Éduc’action conti­nue d’exiger la titu­la­ri­sa­tion de l’ensemble des per­son­nels non-titu­laires sans condi­tion de concours ni de nationalité.
Plus per­sonne n’ose dire que la pro­fes­sion ensei­gnante est pri­vi­lé­giée. Pour­tant, les pro­po­si­tions qu’avancent le pré­sident de la Répu­blique et le ministre de l’Éducation doivent nous aler­ter, au lieu d’améliorer les condi­tions d’exercice du métier (réduc­tion des effec­tifs par classe, amé­lio­ra­tion de la for­ma­tion ini­tiale et conti­nue, inté­gra­tion de temps de concer­ta­tion dans le ser­vice, arrêt de la démul­ti­pli­ca­tion des missions…).

La ques­tion ne s’arrête pas aux per­son­nels ensei­gnants : la charge de tra­vail des per­son­nels admi­nis­tra­tifs s’accroît chaque année, les per­sonnes de san­té et sociaux manquent dans de nom­breux éta­blis­se­ments, les Aesh res­tent en nombre insuf­fi­sant et les PIALs demeurent un dis­po­si­tif pré­ca­ri­sant leur situa­tion et inopé­rant. Enfin, si un décret tar­dif a per­mis le CDI pour les AEd, nombre d’entre eux·elles n’ont pas pu en béné­fi­cier après leurs 6 ans de contrat.

L’annonce d’une aug­men­ta­tion sala­riale de l’ensemble des enseignant·es de 10% est posi­tive, mais il reste de nom­breuses ques­tions : quel calen­drier ? Sous quelle forme, indi­ciaire ou indem­ni­taire ? En plus des 3,5% d’augmentation de la valeur du point d’indice ou non ?

En revanche, la CGT Éduc’action s’oppose réso­lu­ment à la volon­té du pré­sident de faire tra­vailler plus pour gagner plus les enseignant·es pour l’autre par­tie de sa reva­lo­ri­sa­tion avec son fameux pacte comme elle s’opposera à sa volon­té de libé­ra­li­sa­tion et de mise en concur­rence géné­ra­li­sée de l’École au détri­ment des élèves et des personnels.

Pour la CGT Éduc’action, les per­son­nels ont besoin de meilleures condi­tions d’exercice de leurs métiers ain­si qu’une aug­men­ta­tion immé­diate de trai­te­ment de 400 euros de l’ensemble des per­son­nels du minis­tère, la réin­dexa­tion de la valeur du point sur l’inflation et le rat­tra­page des pertes subies depuis 10 ans, sans con-treparties !

Mon­treuil le 26 août 2022

Le com­mu­ni­qué en Pdf

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