Auteur/autrice : CGT Éduc'action Picardie (Page 13 sur 13)
L’année scolaire s’est achevée dans un climat de tension autour des examens (Bacs et DNB) et dans la désorganisation la plus totale. Partout, les personnels sont épuisés par des années de dégradation de leurs conditions de travail individuelles et collectives, par l’empilement de contre-réformes qui détruisent profondément le service public d’éducation et précarisent tous les secteurs de l’Éducation.
Dès cette rentrée, il est urgent de stopper la politique actuelle et d’exiger des moyens pour développer un système d’Éducation ambitieux et respectueux des personnels et des élèves !
Les enseignantes et enseignants de philosophie de l’académie d’Amiens correctrices et correcteurs du bac ont décidé, conformément à ce qui avait été voté lors de l’AG du 28 juin, de reconduire la grève mercredi 30 juin pour dénoncer les conditions de correction : imposition sans concertation d’un nouvel outil numérique de correction qui rend possible des formes nouvelles de surveillance, informations tardives et parcellaires quant aux rôles et tenues des jurys et commissions multipliés cette année, convocations à la dernière minute, réduction des délais de correction, alourdissement de la charge de travail avec l’attribution de nouveaux lots à corriger au dernier moment.
Ils et elles revendiquent un délai supplémentaire pour terminer correctement leur travail.
En effet, non seulement ils n’ont pas obtenu que la DEC leur réponde, ni ne leur accorde au moins 24 heures supplémentaires pour corriger, ni l’accès aux copies papier ; mais cette dernière n’a pas même accepté de les recevoir, et n’a daigné leur répondre qu’à 20h 30 le 29 juin, pour leur octroyer… une nuit de plus pour corriger (soit le report de la fin de saisie des notes au 30 juin à 9 h – au lieu du 29 juin à 17 h) !!!
Un certain dialoguesocial@académiedamiens.fr s’est manifesté à 21 h pour leur confirmer cette généreuse prolongation « dans l’intérêt des élèves » !
Comment ne pas sentir heurté-es par tant de mépris, alors même que l’enjeu est de réussir à corriger correctement et consciencieusement les copies des candidat-es malgré des conditions de travail déplorables et un bac abracadabrantesque ?!?
Jean-Michel Blanquer a réuni les organisations syndicales mercredi 26 mai afin de leur présenter les conclusions issues des ateliers du Grenelle de l’Éducation. La CGT Éduc’action rappelle qu’elle avait quitté ce Grenelle dénonçant la parodie de dialogue social et le danger que les futures mesures pouvaient constituer pour les personnels.
Au regard des annonces, et même si le ministre reprend les grands axes avancés par les ateliers, la CGT Éduc’action considère que toutes les éventuelles mesures qui pourraient en sortir (et pour le moment très floues) relèvent principalement de l’agenda social mené depuis deux ans au sein du ministère. En clair, il n’y avait pas besoin d’un Grenelle pour parvenir à de tels résultats.
La principale annonce reste la future dotation de 400 millions d’€ devant permettre une « revalorisation salariale » en 2022. Si nous savons déjà qu’il n’y aura pas d’augmentation indiciaire et que c’est l’individualisme qui primera, nous ne savons pas en revanche qui en bénéficiera ni les modalités d’attribution. La CGT Éduc’action dénonce ce nouveau recours aux augmentations indemnitaires, source d’inégalités, qui touchent d’ailleurs principalement les femmes. Après des mois de discussions, le ministre souhaite entamer de nouvelles négociations en urgence au cours du mois de juin autour de quelques sujets dits prioritaires comme la direction d’école.
Des mesures concernant les ressources humaines sont encore en suspension et devraient évoluer. La CGT Educ’action connaît l’idéologie Blanquer, sa vision ultralibérale des établissements et de l’École en général, ou son goût pour l’aspect « managérial » des missions des personnels de direction… Elle refusera toute tentative de s’attaquer aux statuts des personnels, d’augmenter leur charge de travail et de dégrader encore un peu plus leurs conditions de travail, en appelant si besoin les personnels à se mobiliser.
Au-delà du Grenelle, la CGT Éduc’action continue d’exiger des moyens et un plan d’urgence pour la rentrée 2021. Puisque le ministre se dit préoccupé par les conditions de travail des personnels, nous exigeons de lui qu’il crée rapidement des postes statutaires, qu’il augmente le point d’indice et les rémunérations, qu’il améliore les grilles indiciaires pour l’ensemble des personnels, qu’il résorbe la précarité et les inégalités femmes/hommes, mais aussi qu’il abroge toutes ses réformes.
C’est dans cette optique que la CGT Éduc’action travaillera à la construction d’une mobilisation forte dès la rentrée de septembre.
Montreuil, le 26 mai 2021
3 Juin : mobilisation des AESH
La CGT appelle à la grève. Cette journée s’inscrit dans la dynamique des mobilisations des 11 février et 8 avril
Les AESH sont plus que jamais déterminé.es à se faire entendre !
Le tract de la CGT Educ’action : Mobilisation des AESH le 3 Juin : la colère monte !

