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Actualité des luttes
NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES ! Le budget Macron-Lecornu, passé à coup de 49-3, impose encore la suppression de 4000 postes dans l’Éducation Nationale. Nous manquons déjà de tout : c’est inacceptable ! Les conséquences sur le terrain vont être désastreuses. Dans le 1er degré, ce sont 25 postes supprimés, ce qui se traduirait par au moins 50 fermetures de classes. L’instance carte scolaire 1er degré se tiendra le 31 mars. Dans le 2nd degré, les collèges de la Somme subissent 13 suppressions de postes et 11 dans les lycées de l’académie. Les dotations horaires sont en baisse partout et impliquent des classes allant jusqu’à 32 élèves, 36 en lycée, la multiplication des postes partagés. Pas de création de poste d’AED, 2 suppressions d’administratifs, 3 infirmières et 3 assistantes sociales seulement pour toute l’académie. Les instances de mesure de carte scolaire 2nd degré se tiendront les 30 mars et 1er avril. La baisse démographique doit être une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe et créer les postes nécessaires à la bonne marche de notre école ! La carte scolaire va se faire dans un temps très serré : nous vous appelons donc toutes et tous à prendre dès à présent vos dispositions pour engager la mobilisation avec les enseignants, les personnels, les parents, les élus. Nos organisations syndicales FSU, UNSA, FNEC FP-FO, CFDT Éducation, Sud Éducation et CGT Éduc'action appellent : • Toutes les écoles et les établissements à les rejoindre dans l’action et à se mobiliser les 30, 31 mars et 1er avril. • Tou.tes les enseignant.es et personnels à se mettre en grève le mardi 31 mars et à discuter la suite du mouvement. RASSEMBLEMENT devant le rectorat lundi 30 mars à 13h30, jour du CSA académique. GRÈVE et RASSEMBLEMENT devant la DSDEN 80 mardi 31 mars à 8h30, jour du CSA départemental 1er degré, suivi d'une MANIFESTATION. RASSEMBLEMENT devant la DSDEN 80 mercredi 1er avril à 8h30, jour du CSA départemental 2nd degré. NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES ! NON AUX FERMETURES DE CLASSES ! STOP AUSTÉRITÉ ! appel IS 80 mars 26
2 RDV dans la Somme - Abbeville, 11 H place de la Mairie Amiens, 14 H Maison de la Culture
Jeudi 05 mars 2026, les assistant-es d’éducation du lycée Delambre-Montaigne assurant la mission de surveillance de nuit à l’internat se sont mis en grève. Effectivement, une fuite d’eau importante dans les sous-sols du lycée Delambre-Montaigne à Amiens a conduit l’exploitant du réseau à procéder à une coupure totale de l’alimentation en eau potable et sanitaire de l’établissement. Cette situation a rendu impossible le fonctionnement normal de l’internat : absence d’eau pour les douches, lavabos et sanitaires, impossibilité d’utiliser les WC, impossibilité pour la cuisine centrale de préparer les repas et d’assurer le nettoyage de la vaisselle, et impossibilité également d’assurer dans des conditions normales l’entretien des locaux. Face à ces conditions manifestement incompatibles avec un accueil digne des élèves internes et après avoir échangé avec la proviseure de l’établissement, les assistant-es d'éducation, qui ont estimé qu’aucune des mesures engagées par la direction ne permettait l’accueil des élèves, ont décidé collectivement de se mettre en grève, grève couverte par un préavis déposé par les organisations syndicales de l'éducation. Ils ont alors notifié leur décision à la direction de l’établissement. La CGT Éduc'action 80 et Sud Éducation 80 apportent leur soutien aux personnels confrontés à une situation où les conditions minimales d’hygiène et d’accueil ne sont plus garanties et saluent la décision de la direction de l’établissement de fermer l’internat jusqu’au rétablissement des conditions sanitaires permettant l’accueil des élèves. Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la dégradation préoccupante de l’état du bâti scolaire dans les lycées de la région Hauts-de-France. Les personnels de l’Éducation nationale se retrouvent trop souvent à devoir gérer les conséquences de défaillances techniques ou sanitaires dont ils ne sont pourtant pas responsables. La gestion et l’entretien des lycées relèvent en effet de la responsabilité de la Région Hauts-de-France, présidée par Xavier Bertrand. Pour la CGT Éduc'action 80 et Sud Éducation 80, la multiplication de ces incidents révèle les effets d’une politique d’économies budgétaires et de sous-investissement dans les infrastructures scolaires, qui dégrade progressivement les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels. Elles alertent les familles, les parents d'élèves et les usagers du service public de l’état déplorable dans lequel se trouve le bâti scolaire. De nombreux incidents sont en effet régulièrement rapportés aux organisations syndicales : température insupportable dans les locaux en hiver ou en période de canicule, non-approvisionnement ou au contraire fuites d’eau, présence d'amiante, problèmes de moisissures ou présence de punaises de lit dans les internats... Alors qu’une saignée historique est pratiquée dans les budgets des établissements, la Région, le Département et l’Éducation nationale, menant à différentes échelles la même politique austéritaire, sacrifient les conditions d’étude et de vie de la jeunesse sur l’autel du profit. Nos organisations syndicales soutiennent les initiatives et luttes engagées par leurs collègues pour maintenir des conditions de travail et d'étude dignes, et elles soutiendront les actions et les revendications à venir allant dans ce sens. La CGT Éduc'action 80 et Sud Éducation 80 exigent que les investissements nécessaires soient engagés sans délai afin de garantir aux élèves et aux personnels des établissements scolaires des conditions sanitaires, matérielles et éducatives dignes du service public d’éducation. CP internat Delambre 5 mars 26

