
Auteur/autrice : CGT Éduc'action Picardie (Page 9 sur 13)

Personne ne peut ignorer le contexte social et économique, les augmentations des produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et, finalement, du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, demandeurs d’emploi et retraités.
Personne n’ignore que seuls les salaires, les pensions et les aides et allocations continuent de stagner ou même de baisser au regard de l’inflation, de décrocher par rapport aux qualifications, dans le privé comme dans le public.
Si, dans certains secteurs et entreprises, des mobilisations et des négociations ont permis d’obtenir des revalorisations de salaires, trop souvent encore les négociations sont au point mort ou les propositions des employeurs loin du compte.
Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL ne peuvent s’en satisfaire et n’entendent pas en rester là !
Sans augmentation du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avancée pour les salarié.e.s dont les mínima de branche sont actuellement en dessous du salaire de base minimum.
Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL contestent, dans le même temps, que le gouvernement ait maintenu sa réforme de l’assurance chômage qui aura pour conséquence d’enfermer de trop nombreux salariés dans des emplois à faible salaire, à temps partiel ou en CDD.
Les retraité.e.s, très massivement mobilisé.e.s, attendent toujours une réponse pour une augmentation immédiate de leur pension, retraite de base et retraite complémentaire, dont la dernière revalorisation a été plafonnée à un niveau très inférieur à l’inflation.
La jeunesse, confrontée à une grande précarité de vie et de travail, à la pauvreté, accentuées par la crise sanitaire, économique et sociale, doit obtenir une réponse à l’encontre des réformes libérales, de l’éducation, de la formation, de l’assurance chômage, décidées par le gouvernement.
Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL soutiennent les actions et mobilisations organisées dans les jours et semaines qui viennent pour exiger des augmentations de salaires et défendre les emplois et conditions de travail et appellent à une mobilisation interprofessionnelle sur les salaires et l’emploi le jeudi 27 janvier 2022.
Il est urgent et indispensable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les manifestations, pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, ainsi que d’améliorer les pensions des retraité.e.s.
Montreuil, le 17 décembre 2021
Le ministère a présenté ce mercredi 15 décembre les cartes scolaires 1er et 2nd degré pour la rentrée prochaine. Alors que la situation est déjà très largement dégradée dans les écoles et les établissements scolaires (classes surchargées, manque de personnels, recours accru aux personnels précaires, burn-out dans certains services…), le ministre, pour le dernier budget de ce quinquennat, n’a pas ralenti l’allure du démantèlement et de la suppression des moyens en personnels.
Arguant d’une baisse démographique, le ministère va réaliser le triste exploit de ne créer aucun poste dans le 1er degré tout en en supprimant de nouveaux dans le 2nd degré.
Dans sa présentation, le ministère tente pourtant de masquer ce fait en faisant une présentation de sa carte scolaire en moyens d’enseignement et non en postes, intégrant la hausse des décharges de direction du 1er degré, les heures supplémentaires et le passage de la très grande majorité des stagiaires d’un mi-temps à un temps plein d’enseignement.
Pour la CGT Éduc’action, il s’agit d’une méthode malhonnête. Les décharges de direction d’école ne sont pas des moyens d’enseignement, les heures supplémentaires ne sont pas absorbées par les personnels trop épuisés, la réforme de la formation initiale va fragiliser les stagiaires, au risque de multiplier les démissions et va dégrader les conditions d’étude des élèves.
En revanche, alors que la crise sanitaire démontre l’absence criante de moyens de remplacement, rien n’est engagé pour y pallier.
Quant à la création de 300 postes de CPE, il s’agirait d’accompagner la politique de mixité sociale du ministère, en particulier les internats d’excellence. Cela n’est donc pas fait pour améliorer globalement les services Vie scolaire qui en ont tellement besoin. D’ailleurs, il n’y a aucune création de postes d’AEd mais l’imposition de l’équivalent de 800 postes en heures supplémentaires dans le but de surveiller des cours en vidéo en l’absence d’enseignant·es.
Le ministère va encore plus loin dans le cynisme et le mépris des personnels en créant, pour la première fois depuis des années, 80 postes administratifs dédiés à l’encadrement du SNU, marotte idéologiquement dangereuse et socialement inutile du gouvernement. Parallèlement, il pousse même le vice jusqu’à supprimer 30 postes dans l’administration centrale alors que les services sont déjà exsangues et que les personnels paient de leur santé cette situation.
De même, la création de 50 postes d’infirmier·ères et d’assistant·es sociaux·ales, présentée sans distinction entre les deux catégories, est notoirement insuffisante, surtout dans le contexte de crise due au covid et méprisante pour ces métiers.
Notre organisation syndicale condamne ce budget et la répartition des postes qui entraineront une nouvelle profonde dégradation des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves. Alors que la baisse démographique était l’occasion de diminuer les effectifs par classe et d’améliorer l’accompagnement pédagogique des élèves, le ministère fait une nouvelle fois le choix d’un froid et glaçant travail comptable
La CGT Éduc’action continue de porter cette urgence et appelle les personnels à se mobiliser rapidement, partout où c’est possible et nécessaire, afin de porter ces justes exigences.
Montreuil, le 16 décembre 2021
Les organisations et fédérations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD éducation se sont réunies le 7 décembre 2021.
Elles renouvellent leur opposition :
– au contrôle continu qui aboutit à une augmentation de la charge de travail des élèves et des personnels,
– aux pressions multiples contre les enseignantes et les enseignants,
– à la dénaturation de nos missions qui fait perdre le sens de nos métiers,
– à une augmentation des inégalités entre les élèves,
– à la mise en concurrence des disciplines,
– à un baccalauréat « maison » qui accentue le tri social dans Parcoursup,
– aux suppressions de postes programmées par la réforme Blanquer du lycée.
Elles considèrent que le Projet Local d’Evaluation est un outil de mise en place du contrôle continu qui accentue les inégalités de traitement entre les candidates et les candidats. Elles en demandent la suppression. La tenue des épreuves de spécialités en mars dégrade l’enseignement des disciplines concernées et provoque un stress inacceptable chez les élèves, au seul motif de la prise en compte des épreuves dans Parcoursup. Nos organisations syndicales s’opposent à la tenue des épreuves de spécialité en mars et exigent leur report au mois de juin. Plus globalement, elles demandent dès la session 2022 le rétablissement du baccalauréat national avec des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes, seule organisation des examens gage d’égalité entre les lycéennes et les lycéens. Elles demandent la mise en place d’un plan d’urgence pour l’Education, pour les lycées, particulièrement frappés par les suppressions de postes dont la réforme du lycée a été l’occasion. Depuis la rentrée 2021, dans de nombreux lycées et collèges, la mobilisation intersyndicale contre le PLE, pour garantir la liberté pédagogique des enseignantes et des enseignants, traduit l’attachement des personnels à l’existence du diplôme national, premier grade universitaire. Attachement exprimé par de nombreuses prises de position unitaires dans les établissements, les départements et académies, par des rassemblements, des vœux communs présentés dans les comités techniques académiques et départementaux.
Les organisations et fédérations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD éducation soutiennent toutes les initiatives des personnels.
Elles appellent à amplifier la mobilisation contre le bac Blanquer et décident de prendre toutes les initiatives nationales nécessaires, y compris la grève, pour gagner le retour, dès 2022, à un baccalauréat avec ses épreuves nationales, ponctuelles, terminales et anonymes.
Elles appellent à amplifier les Heures d’Information Syndicales et Assemblées Générales dans le cadre syndical le plus large possible.
Montreuil, le 12 décembre 2022
Lire le communiqué intersyndical.
Depuis 2018, Parcoursup organise la sélection généralisée pour l’accès à l’enseignement supérieur. Ce changement aurait eu des impacts sur les pratiques d’évaluations dans nos établissements, même avec le maintien du baccalauréat en contrôle final, mais la mise en œuvre du contrôle continu accentue la logique du « bac maison », des pressions sur les personnels et du stress des élèves. C’est pourquoi il est fondamental d’abroger Parcoursup autant que le contrôle continu au lycée.
En attendant, avec l’annonce de la nécessité d’élaborer un « projet d’évaluation » (PE) par établissement en cette rentrée, il est important de prendre de la hauteur sur les questions d’évaluation. Ce guide propose aussi des outils de défense concrets dans les établissements contre le passage en force de ces projets qui vont restreindre notre liberté pédagogique et accentuer le rôle d’exécutant∙es que le ministère veut nous assigner.
Voir le dossier 4 pages.
Le premier ministre a annoncé ce lundi 6 décembre une évolution du protocole sanitaire dans les écoles et un passage au niveau 3 de celui-ci entrainant un retour du masque en extérieur, une limitation du brassage des élèves et des activités sportives. C’est donc la seconde fois en dix jours que le gouvernement change les règles sanitaires face à une reprise épidémique dans le pays. Si cette décision ne change pas profondément les choses dans la lutte sanitaire, elle indique une nouvelle fois les tâtonnements et les approximations dont font preuve le gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale.
Pour l’heure, dans les écoles, on reste donc sur la règle du dépistage systématique sans fermeture systématique des classes dès le premier cas Covid rencontré. Cette procédure, extension de l’expérimentation menée dans dix départements depuis quelques mois, n’a pas montré son efficacité pour freiner la contamination mais « améliore » seulement les chiffres de fermetures de classes.
Si la CGT Éduc’action est favorable à des mesures permettant de garder le plus possible les classes ouvertes afin de maintenir le lien pédagogique, elle reste très dubitative face à ce protocole qui ne présente pas les meilleures garanties sur le plan sanitaire pour les élèves, les familles, mais aussi les personnels. Pire, cette procédure a de nombreux trous dans la raquette puisqu’elle ne prend pas en compte les cas avérés survenus dans la sphère privée ou extrascolaire et qu’elle laisse les familles se débrouiller avec les tests alors que les laboratoires sont actuellement débordés.
Elle génère surtout une nouvelle dégradation des conditions de travail des personnels enseignants qui se voient dans l’obligation de jongler dans la mise en place du protocole et le maintien des apprentissages dans des bonnes conditions. Pour la CGT Éduc’action, il est inacceptable que les équipes éducatives gèrent seules l’ensemble du dispositif qui suscite parfois des tensions avec les familles et entraine immanquablement une surcharge de travail et un stress supplémentaire. Pédagogiquement, elle est également très problématique et inégalitaire puisque les élèves reviennent au compte-goutte après les résultats de leur test. De plus, elle fait croire aux familles que les classes ne fermeront plus (ce qui est faux) et que les personnels pourraient assurer un enseignement mixte (distanciel/présentiel), ce qui est impossible et que nous refusons. Après 18 mois de gestion chaotique de la crise sanitaire, les personnels sont épuisés de ces changements incessants et approximatifs, mais aussi de pallier l’inconséquence de l’institution.
La CGT Éduc’action considère qu’il est urgent que le ministère de l’Éducation nationale entende ses revendications et celles des personnels pour travailler sereinement dans les écoles et établissements mais aussi pour améliorer les conditions d’accueil et de travail. Pour cela, il faut un plan d’urgence permettant de recruter immédiatement et massivement des personnels afin de généraliser les dédoublements ainsi que le remplacement des personnels absents pour éviter les brassages et améliorer le suivi de tous les élèves. Ces mesures concrètes seront indéniablement efficaces à court et moyen termes pour le bien-être au travail de tous les personnels et l’enseignement dispensé aux élèves. Il y a donc urgence à agir.
Montreuil, le 7 décembre 2021
Lire le communiqué de presse.
Alors que les taux d’incidence et de contamination se dégradent globalement et que les fermetures de classes se multiplient, O. Véran et JM. Blanquer viennent d’annoncer ce jeudi 25 novembre de nouvelles mesures applicables dès la semaine prochaine dans l’Éducation nationale.
Les écoles et les établissements scolaires restent au niveau 2 du protocole et les mesures sanitaires actuelles restent applicables et appliquées dans les établissements du second degré. La principale annonce concerne les écoles où il n’y aura plus de fermeture de classe systématique dès le premier cas positif. Le gouvernement a décidé de généraliser l’expérimentation menée dans 10 départements visant à systématiser le dépistage immédiat de tou·tes les élèves de la classe et d’isoler tous les cas positifs ainsi que les élèves non testé·es.
Si la CGT Éduc’action rappelle qu’il faut tout faire pour maintenir au maximum les écoles et les classes ouvertes afin de préserver l’accueil et l’égalité d’accès à l’enseignement de tou·tes les élèves, elle s’interroge face à une telle annonce. En effet, celle-ci peut être comprise comme un desserrement de la vigilance à l’heure où toutes les mesures doivent être prises afin de garantir au maximum la sécurité sanitaire des personnels et des familles, mais aussi de garantir le fonctionnement le plus normal des écoles. Pour nous, il est hors de question de laisser croire aux personnels et aux familles que plus aucune classe ne sera fermée au regard de la complexité de mise en œuvre de ces mesures. Dans les départements expérimentaux, des classes ont été tout de même fermées car trop de cas positifs ou par impossibilité d’avoir les résultats sous 48h. Il est aussi hors de question que les personnels soient amenés à assurer simultanément leurs cours en présentiel et distanciel.
Pour la CGT Éduc’action, l’application de ce protocole relève de l’unique responsabilité des autorités hiérarchiques du ministère de l’Éducation nationale et des autorités sanitaires. Elle n’incombe en rien aux équipes pédagogiques des écoles. Mettre en place et appliquer cette nouvelle stratégie sanitaire est plus que chronophage et stressante pour les personnels.
C’est d’ailleurs ce qui était déjà souligné dans les 10 départements expérimentaux alors que les taux de contamination étaient bien moindres. Dans ces conditions, il est probable que cela ne suffise pas à empêcher les fermetures de classe et suscite l’incompréhension des familles.
La CGT Éduc’action continue de revendiquer la création immédiate de postes afin de multiplier les dédoublements et d’augmenter les moyens de remplacement pour éviter au maximum le brassage lors d’absences de collègues. Il est également nécessaire de multiplier les campagnes de tests et de lancer un travail institutionnel afin d’informer et de convaincre les familles d’y participer. Les personnels et les élèves ne doivent pas être les victimes d’une politique sanitaire gouvernementale qui détériore les conditions de travail et d’étude de toutes et tous.
Montreuil, le 25 novembre 2021
Voir le communiqué en PDF : nouvelles_mesures_sanitaires_ecole
En 2017, lors de la dernière élection présidentielle, moins de 5% des enseignant·es et des personnels de l’éducation ont voté pour Marine Le Pen. Le monde de l’éducation a jusqu’alors résisté à la percée de l’extrême-droite de ces dernières décennies. Depuis 2017, les médias montent en épingle des enseignant·es engagé·es auprès de Marine Le Pen ou aujourd’hui d’Éric Zemmour. Or on constate qu’il s’agit, et heureusement, d’un phénomène très marginal.
Comment l’expliquer ? En tant que syndicalistes nous avons une connaissance privilégiée de l’institution et de ses personnels. Nous sommes convaincu·es que cette résistance aux idées d’extrême-droite est bel et bien indissociable des aspirations qui président aux métiers de l’éducation.
Et pour cause : être un·e professionnel·le de l’éducation, c’est faire sien l’héritage des Lumières, de la Révolution française, des conquêtes républicaines, contre l’obscurantisme et la pensée rétrograde. C’est porter l’histoire de la construction d’une école émancipatrice, des grandes batailles pour la laïcité et contre la mainmise des églises sur l’enseignement, pour l’extension et la défense du service public.
Être un·e professionnel·le de l’éducation, c’est avoir la conviction que chaque élève a sa place dans notre société. C’est donc œuvrer au quotidien pour la tolérance et, à l’échelle de sa classe, de son établissement, pour que les préjugés antisémites, racistes, LGBTIphobes et sexistes ainsi que toutes les formes de discriminations reculent. C’est d’ailleurs ce qu’exigent de nous les programmes scolaires !
Enfin, être un·e professionnel·le de l’éducation, c’est assumer la ferme conviction que notre objectif est bien de former des citoyen·nes éclairé·es, et que la pédagogie, la bienveillance, la construction de la confiance avec les élèves et les familles, l’innovation ne sont pas des gros mots mais bien les leviers d’une école qui permette à toutes et tous de réussir.
Or, l’extrême droite représente l’inverse de tout cela. Elle incarne le courant politique issu en droite ligne de l’opposition à la République et à ses valeurs, depuis la Révolution jusqu’à la guerre d’Algérie, en passant par le régime de Vichy. Les récentes interventions de certain·es de ses représentant·es les plus médiatiques le confirment, même si plusieurs années de tentative de “dédiabolisation” ont pu le faire oublier. Elle représente le courant le plus hostile au syndicalisme, à la démocratie sociale, aux acquis du mouvement ouvrier.
Elle est hostile à l’immigration, au féminisme, aux droits des personnes LGBTQIA+ : dans le champ de l’éducation, elle s’est illustrée ces dernières années par son opposition à toutes les politiques visant à promouvoir l’égalité. Plus généralement, on ne compte plus le nombre de personnalités d’extrême-droite condamnées par la justice pour provocation à la haine raciale.
Enfin, elle est vent debout contre ce qu’elle appelle le “pédagogisme”, revendique un retour à l’école de l’estrade et des punitions, porte dans la société une vision décliniste et rétrograde de l’école, dans laquelle les enseignant·es seraient au fond les idiot·es utiles d’une menace sourde sur le destin de la France. Elle porte la lourde responsabilité de la désignation des enseignant·es comme bouc-émissaire des colères identitaires.
L’extrême-droite ne condamne jamais l’insuffisance des moyens attribués à l’éducation. Jamais l’extrême-droite ne parle des vraies difficultés des personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader. Jamais l’extrême droite ne porte un regard critique sur les inégalités scolaires et sociales des élèves qui n’ont cessé de se renforcer.
Au contraire elle instrumentalise les craintes pour dénigrer l’école et ses personnels ou pour imposer des mesures de préférence nationale au sein du service d’éducation. Elle fait de l’école un prétexte pour imposer sa vision xénophobe et sécuritaire de la société.
Il n’est pas difficile d’imaginer ce que deviendrait l’école si l’extrême droite prenait les rênes du pouvoir. Nous en avons déjà une illustration dans les municipalités tenues par l’extrême droite avec des mesures anti-sociales telle que la fin de la gratuité de la cantine ou des transports pour les enfants des familles démunies, ou encore des entraves dans l’accès aux activités périscolaires.
Pour nous, responsables syndicaux·ales de plusieurs organisations de l’Éducation nationale, les personnels ont un rôle à jouer, particulièrement en cette période de campagne pré-électorale. Nous appelons donc solennellement les personnels de l’Éducation nationale à faire front contre la montée de l’extrême droite et ses idées, sur nos lieux de travail comme dans le débat public.
Frédéric Marchand, Secrétaire général de l’UNSA Education
Benoît Teste, secrétaire général de la FSU
Maud Valegeas, Co-secrétaire fédérale de SUD éducation
Isabelle Vuillet, Co-secrétaire générale de la CGT Educ’action
