Auteur/autrice : CGT Éduc'action Picardie (Page 9 sur 13)

Péti­tion : bac 2022, pour le report en juin des épreuves de spécialité

Le Bac Blan­quer pré­voit que les élèves de ter­mi­nales passent deux épreuves de spé­cia­li­tés à la mi-mars. Ce calen­drier est pro­blé­ma­tique à plus d’un titre. Les pro­fes­seurs et les élèves sont lan­cés dans une course contre la montre pour pré­pa­rer les épreuves : ce calen­drier infer­nal dégrade les condi­tions de l’enseignement des dis­ci­plines concer­nées et pro­voque un stress inac­cep­table chez les élèves. Dans le contexte d’une année une nou­velle fois cham­bou­lée par le Covid19, le calen­drier devient inte­nable. Les classes se vident au gré de cas de Covid et des cas contacts, les absences per­lées des élèves conduisent à une forme de dis­con­ti­nui­té péda­go­gique. Pré­pa­rer serei­ne­ment les épreuves dans ce contexte est deve­nu illu­soire. Les inéga­li­tés se creusent entre élèves et entre les lycées.

Dans l’immédiat, nous nous oppo­sons à la tenue des épreuves de spé­cia­li­té en mars et exi­geons leur report au mois de juin, leur trans­for­ma­tion en épreuves natio­nales et ter­mi­nales, et plus géné­ra­le­ment, la sup­pres­sion du contrôle conti­nu et le retour à des épreuves de bac­ca­lau­réat ano­nymes, ter­mi­nales et nationales.

Nous rap­pe­lons aus­si notre oppo­si­tion au contrôle conti­nu qui abou­tit à une aug­men­ta­tion de la charge de tra­vail des élèves et des per­son­nels, à une aug­men­ta­tion des inéga­li­tés entre les élèves, aux pres­sions mul­tiples contre les ensei­gnantes et les ensei­gnants. Nous conti­nuons de dénon­cer la réforme du bac­ca­lau­réat qui fait perdre le sens de nos métiers et conduit à un bac­ca­lau­réat mai­son qui accen­tue le tri social dans ParcourSup.

Nous exi­geons un plan d’urgence pour l’Éducation, pour les lycées, par­ti­cu­liè­re­ment frap­pés par les sup­pres­sions de postes en par­ti­cu­lier liées à la réforme du lycée.

 

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TROP C’EST TROP ! En grève et dans l’action jeu­di 13 janvier !

 

Depuis la ren­trée de jan­vier, la colère explose dans les éta­blis­se­ments. L’é­pui­se­ment et l’exas­pé­ra­tion de toute la com­mu­nau­té édu­ca­tive atteignent un niveau inédit. La res­pon­sa­bi­li­té du ministre et du gou­ver­ne­ment dans cette situa­tion chao­tique est totale du fait de chan­ge­ments de pied inces­sants, de pro­to­coles inte­nables et d’ab­sence de moyens don­nés pour assu­rer le fonc­tion­ne­ment de l’E­du­ca­tion. Mal­gré une ampli­fi­ca­tion jamais vue de l’épidémie, l’École ne béné­fi­cie pas de l’or­ga­ni­sa­tion pro­tec­trice qui serait néces­saire pour assu­rer la sécu­ri­té des élèves, des per­son­nels et de leurs familles. Les retours au compte-gouttes des élèves géné­rant des amé­na­ge­ments péda­go­giques rendent dif­fi­ciles les condi­tions d’ap­pren­tis­sage. Pénu­rie des rem­pla­çants, ges­tion des tests et des absences des élèves dégradent for­te­ment les condi­tions de travail.

Les per­son­nels n’en peuvent plus des pro­to­coles Blan­quer (le 49ème étant sor­ti le 6 jan­vier). Ils n’en peuvent plus des ordres et des contrordres per­ma­nents, des per­son­nels non rem­pla­cés, des pres­sions pour effec­tuer du télé-ensei­gne­ment, de la charge de tra­vail insup­por­table que le ministre fait subir aux direc­teurs… Ils constatent que le ministre se refuse à leur four­nir les moyens de pro­tec­tion indi­vi­duelle qui manquent toujours.
Ils relèvent pour­tant que ce n’est pas une ques­tion finan­cière puisque M. Blan­quer se flatte d’avoir ren­du 75 mil­lions d’euros qui fai­saient pour­tant par­tie du bud­get 2021, après les 600 mil­lions qu’il avait déjà « éco­no­mi­sés » en 2020. Pour rap­pel, ce sont 1800 sup­pres­sions de postes l’année der­nière, 500 pré­vues à la ren­trée pro­chaine. Dans l’Académie d’Amiens, la dota­tion du pre­mier degré est indi­gente pour la ren­trée 2022 avec seule­ment 5 postes en plus (1,5 poste pour la Somme), tan­dis que le second degré a per­du l’équivalent de 81 postes l’année der­nière et en per­dra 18 l’année pro­chaine, alors que les effec­tifs sont en hausse.

De fait le ministre conti­nue à faire peser sur les per­son­nels et les familles la ges­tion de la pan­dé­mie et trans­fère sur eux la res­pon­sa­bi­li­té de la san­té publique. Les tests deman­dés aux élèves reposent sur la res­pon­sa­bi­li­té des familles et sont sou­mis au contrôle des per­son­nels de l’éducation natio­nale alors qu’ils devraient être orga­ni­sés par les auto­ri­tés sani­taires com­pé­tentes. A l’image du pré­sident, le ministre ne cesse de mépri­ser les per­son­nels. La situa­tion actuelle ne peut plus durer, il faut que cela cesse !

Les fédé­ra­tions de l’Éducation natio­nale FSU 80, FNEC-FP-FO 80, UNSA 80, SGEN CFDT 80, CGT Educ’action 80, SUD Edu­ca­tion 80, appellent l’ensemble des per­son­nels à se mettre en grève et appellent l’ensemble de la com­mu­nau­té édu­ca­tive à se mobi­li­ser jeu­di 13 jan­vier pour faire entendre leur colère et obte­nir une poli­tique cohé­rente de pro­tec­tion et de pré­ven­tion à la hau­teur des enjeux sani­taires, sco­laires et sociaux.

Les syn­di­cats et fédé­ra­tions de l’Éducation natio­nale FSU 80, FNEC-FP-FO 80, UNSA 80, SGEN CFDT 80, CGT Educ’action 80, SUD Edu­ca­tion 80 demandent :

  • Des moyens humains néces­saires notam­ment par la créa­tion de postes à hau­teur des besoins, le recours aux can­di­dats des listes com­plé­men­taires (Ensei­gnants, per­son­nel admi­nis­tra­tif, de san­té, AESH, AED) ;
  • Une autre ges­tion de l’épidémie à l’École : des moyens et des pro­tec­tions pour faire face à la crise en éla­bo­rant un pro­to­cole viable et qui ne mette pas en dif­fi­cul­té les per­son­nels sur la ges­tion des cas posi­tifs, et cas contacts ;
  • Des cam­pagnes de tests préventifs ;
  • Des équi­pe­ments de pro­tec­tion pour les per­son­nels, les écoles et les éta­blis­se­ments (Masques FFP2, cap­teurs de CO2 finan­cés par l’Etat) ;
  • Une pro­gram­ma­tion dès main­te­nant d’un col­lec­tif bud­gé­taire pour la ren­trée 2022.

RASSEMBLEMENT A 14h

DEVANT LE RECTORAT D’AMIENS

Puis mani­fes­ta­tion jusqu’à la Mai­son de la Culture pour une Assem­blée Géné­rale et déci­der des suites à donner.

 

Mobi­li­sa­tions du mar­di 11, du jeu­di 13 et du ven­dre­di 14 janvier

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des per­son­nels à se mobi­li­ser par la grève le 11 jan­vier, le 13 jan­vier, le 14 jan­vier et le 27 jan­vier 2022 : lire le com­mu­ni­qué de la CGT Educ’ac­tion.

 

Mar­di 11 jan­vier 2022
Cette mobi­li­sa­tion inter­pro­fes­sion­nelle (notam­ment à l’initiative des per­son­nels de la san­té et de l’action sociale : voir le site de la CGT San­té) porte comme reven­di­ca­tions la mise en place de mesures et l’octroi de maté­riels ren­dus indis­pen­sables par la dégra­da­tion de la situa­tion sanitaire.

Ras­sem­ble­ments :

  • Amiens : devant la Mai­son de la Culture (2 Place Léon Gon­tier) à 14h30 ;
  • Laon : Place des Droits de l’Homme à 14h30.

 

Jeu­di 13 jan­vier 2022
Cette mobi­li­sa­tion est à l’initiative de l’inter­syn­di­cale des ensei­gnants et porte des reven­di­ca­tions similaires.

Ras­sem­ble­ments :

dans l’Aisne :

  • Laon : ras­sem­ble­ment, à 11h00, devant la DSDEN (Cité administrative).

dans l’Oise :

  • Beau­vais : assem­blée géné­rale des per­son­nels à la salle du Pré Mar­ti­net (17 Rue du Pré Mar­ti­net) à 10h00, puis ras­sem­ble­ment, à 14h00, devant la DSDEN (22 Ave­nue Vic­tor Hugo).

dans la Somme :

  • Abbe­ville : ren­dez-vous devant la mai­rie à 10h30 ;
  • Amiens : ras­sem­ble­ment, à 14h00, devant le rec­to­rat (20, Bou­le­vard d’Al­sace-Loraine) et assem­blée géné­rale des per­son­nels après la manifestation.

 

Ven­dre­di 14 jan­vier 2022
Opé­ra­tion « admi­nis­tra­tion morte » dans les éta­blis­se­ments : lire le com­mu­ni­qué inter­syn­di­cal.

 

En atten­dant la mobi­li­sa­tion inter­syn­di­cale et inter­pro­fes­sion­nelle du jeu­di 27 jan­vier sur les salaires.

Salaires : le 27 jan­vier, l’heure est désor­mais à la mobi­li­sa­tion de toutes et tous !

Per­sonne ne peut igno­rer le contexte social et éco­no­mique, les aug­men­ta­tions des pro­duits de pre­mière néces­si­té, de l’énergie comme de l’alimentation et, fina­le­ment, du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, deman­deurs d’emploi et retraités.

Per­sonne n’ignore que seuls les salaires, les pen­sions et les aides et allo­ca­tions conti­nuent de stag­ner ou même de bais­ser au regard de l’inflation, de décro­cher par rap­port aux qua­li­fi­ca­tions, dans le pri­vé comme dans le public.

Si, dans cer­tains sec­teurs et entre­prises, des mobi­li­sa­tions et des négo­cia­tions ont per­mis d’obtenir des reva­lo­ri­sa­tions de salaires, trop sou­vent encore les négo­cia­tions sont au point mort ou les pro­po­si­tions des employeurs loin du compte.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL ne peuvent s’en satis­faire et n’entendent pas en res­ter là !

Sans aug­men­ta­tion du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avan­cée pour les salarié.e.s dont les míni­ma de branche sont actuel­le­ment en des­sous du salaire de base minimum.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL contestent, dans le même temps, que le gou­ver­ne­ment ait main­te­nu sa réforme de l’assurance chô­mage qui aura pour consé­quence d’enfermer de trop nom­breux sala­riés dans des emplois à faible salaire, à temps par­tiel ou en CDD.

Les retraité.e.s, très mas­si­ve­ment mobilisé.e.s, attendent tou­jours une réponse pour une aug­men­ta­tion immé­diate de leur pen­sion, retraite de base et retraite com­plé­men­taire, dont la der­nière reva­lo­ri­sa­tion a été pla­fon­née à un niveau très infé­rieur à l’inflation.

La jeu­nesse, confron­tée à une grande pré­ca­ri­té de vie et de tra­vail, à la pau­vre­té, accen­tuées par la crise sani­taire, éco­no­mique et sociale, doit obte­nir une réponse à l’encontre des réformes libé­rales, de l’éducation, de la for­ma­tion, de l’assurance chô­mage, déci­dées par le gouvernement.

Les orga­ni­sa­tions CGT, FO, FSU, Soli­daires, Fidl, MNL, Unef et UNL sou­tiennent les actions et mobi­li­sa­tions orga­ni­sées dans les jours et semaines qui viennent pour exi­ger des aug­men­ta­tions de salaires et défendre les emplois et condi­tions de tra­vail et appellent à une mobi­li­sa­tion inter­pro­fes­sion­nelle sur les salaires et l’emploi le jeu­di 27 jan­vier 2022.
Il est urgent et indis­pen­sable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les mani­fes­ta­tions, pour l’augmentation immé­diate de tous les salaires du pri­vé comme du public, des allo­ca­tions pour les jeunes en for­ma­tion et en recherche d’emploi, ain­si que d’améliorer les pen­sions des retraité.e.s.

Mon­treuil, le 17 décembre 2021

Le com­mu­ni­qué de presse inter­syn­di­cal en PDF

Ren­trée 2022 : tou­jours faire plus avec moins !!

Le minis­tère a pré­sen­té ce mer­cre­di 15 décembre les cartes sco­laires 1er et 2nd degré pour la ren­trée pro­chaine. Alors que la situa­tion est déjà très lar­ge­ment dégra­dée dans les écoles et les éta­blis­se­ments sco­laires (classes sur­char­gées, manque de per­son­nels, recours accru aux per­son­nels pré­caires, burn-out dans cer­tains ser­vices…), le ministre, pour le der­nier bud­get de ce quin­quen­nat, n’a pas ralen­ti l’allure du déman­tè­le­ment et de la sup­pres­sion des moyens en personnels.

Arguant d’une baisse démo­gra­phique, le minis­tère va réa­li­ser le triste exploit de ne créer aucun poste dans le 1er degré tout en en sup­pri­mant de nou­veaux dans le 2nd degré.

Dans sa pré­sen­ta­tion, le minis­tère tente pour­tant de mas­quer ce fait en fai­sant une pré­sen­ta­tion de sa carte sco­laire en moyens d’enseignement et non en postes, inté­grant la hausse des décharges de direc­tion du 1er degré, les heures sup­plé­men­taires et le pas­sage de la très grande majo­ri­té des sta­giaires d’un mi-temps à un temps plein d’enseignement.

Pour la CGT Éduc’action, il s’agit d’une méthode mal­hon­nête. Les décharges de direc­tion d’école ne sont pas des moyens d’enseignement, les heures sup­plé­men­taires ne sont pas absor­bées par les per­son­nels trop épui­sés, la réforme de la for­ma­tion ini­tiale va fra­gi­li­ser les sta­giaires, au risque de mul­ti­plier les démis­sions et va dégra­der les condi­tions d’étude des élèves.

En revanche, alors que la crise sani­taire démontre l’absence criante de moyens de rem­pla­ce­ment, rien n’est enga­gé pour y pallier.

Quant à la créa­tion de 300 postes de CPE, il s’agirait d’accompagner la poli­tique de mixi­té sociale du minis­tère, en par­ti­cu­lier les inter­nats d’excellence. Cela n’est donc pas fait pour amé­lio­rer glo­ba­le­ment les ser­vices Vie sco­laire qui en ont tel­le­ment besoin. D’ailleurs, il n’y a aucune créa­tion de postes d’AEd mais l’imposition de l’équivalent de 800 postes en heures sup­plé­men­taires dans le but de sur­veiller des cours en vidéo en l’absence d’enseignant·es.

Le minis­tère va encore plus loin dans le cynisme et le mépris des per­son­nels en créant, pour la pre­mière fois depuis des années, 80 postes admi­nis­tra­tifs dédiés à l’encadrement du SNU, marotte idéo­lo­gi­que­ment dan­ge­reuse et socia­le­ment inutile du gou­ver­ne­ment. Paral­lè­le­ment, il pousse même le vice jusqu’à sup­pri­mer 30 postes dans l’administration cen­trale alors que les ser­vices sont déjà exsangues et que les per­son­nels paient de leur san­té cette situation.

De même, la créa­tion de 50 postes d’infirmier·ères et d’assistant·es sociaux·ales, pré­sen­tée sans dis­tinc­tion entre les deux caté­go­ries, est notoi­re­ment insuf­fi­sante, sur­tout dans le contexte de crise due au covid et mépri­sante pour ces métiers.

Notre orga­ni­sa­tion syn­di­cale condamne ce bud­get et la répar­ti­tion des postes qui entrai­ne­ront une nou­velle pro­fonde dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail des per­son­nels et d’étude des élèves. Alors que la baisse démo­gra­phique était l’occasion de dimi­nuer les effec­tifs par classe et d’améliorer l’accompagnement péda­go­gique des élèves, le minis­tère fait une nou­velle fois le choix d’un froid et gla­çant tra­vail comptable

La CGT Éduc’action conti­nue de por­ter cette urgence et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser rapi­de­ment, par­tout où c’est pos­sible et néces­saire, afin de por­ter ces justes exigences.

Mon­treuil, le 16 décembre 2021

Le com­mu­ni­qué de presse en PDF

Non au bac Blanquer !

Les orga­ni­sa­tions et fédé­ra­tions syn­di­cales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD édu­ca­tion se sont réunies le 7 décembre 2021.

Elles renou­vellent leur opposition :
– au contrôle conti­nu qui abou­tit à une aug­men­ta­tion de la charge de tra­vail des élèves et des personnels,
– aux pres­sions mul­tiples contre les ensei­gnantes et les enseignants,
– à la déna­tu­ra­tion de nos mis­sions qui fait perdre le sens de nos métiers,
– à une aug­men­ta­tion des inéga­li­tés entre les élèves,
– à la mise en concur­rence des disciplines,
– à un bac­ca­lau­réat « mai­son » qui accen­tue le tri social dans Parcoursup,
– aux sup­pres­sions de postes pro­gram­mées par la réforme Blan­quer du lycée.

Elles consi­dèrent que le Pro­jet Local d’Evaluation est un outil de mise en place du contrôle conti­nu qui accen­tue les inéga­li­tés de trai­te­ment entre les can­di­dates et les can­di­dats. Elles en demandent la sup­pres­sion. La tenue des épreuves de spé­cia­li­tés en mars dégrade l’enseignement des dis­ci­plines concer­nées et pro­voque un stress inac­cep­table chez les élèves, au seul motif de la prise en compte des épreuves dans Par­cour­sup. Nos orga­ni­sa­tions syn­di­cales s’opposent à la tenue des épreuves de spé­cia­li­té en mars et exigent leur report au mois de juin. Plus glo­ba­le­ment, elles demandent dès la ses­sion 2022 le réta­blis­se­ment du bac­ca­lau­réat natio­nal avec des épreuves natio­nales, ter­mi­nales, ponc­tuelles et ano­nymes, seule orga­ni­sa­tion des exa­mens gage d’égalité entre les lycéennes et les lycéens. Elles demandent la mise en place d’un plan d’urgence pour l’Education, pour les lycées, par­ti­cu­liè­re­ment frap­pés par les sup­pres­sions de postes dont la réforme du lycée a été l’occasion. Depuis la ren­trée 2021, dans de nom­breux lycées et col­lèges, la mobi­li­sa­tion inter­syn­di­cale contre le PLE, pour garan­tir la liber­té péda­go­gique des ensei­gnantes et des ensei­gnants, tra­duit l’attachement des per­son­nels à l’existence du diplôme natio­nal, pre­mier grade uni­ver­si­taire. Atta­che­ment expri­mé par de nom­breuses prises de posi­tion uni­taires dans les éta­blis­se­ments, les dépar­te­ments et aca­dé­mies, par des ras­sem­ble­ments, des vœux com­muns pré­sen­tés dans les comi­tés tech­niques aca­dé­miques et départementaux.

Les orga­ni­sa­tions et fédé­ra­tions syn­di­cales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD édu­ca­tion sou­tiennent toutes les ini­tia­tives des personnels.

Elles appellent à ampli­fier la mobi­li­sa­tion contre le bac Blan­quer et décident de prendre toutes les ini­tia­tives natio­nales néces­saires, y com­pris la grève, pour gagner le retour, dès 2022, à un bac­ca­lau­réat avec ses épreuves natio­nales, ponc­tuelles, ter­mi­nales et anonymes.

Elles appellent à ampli­fier les Heures d’Information Syn­di­cales et Assem­blées Géné­rales dans le cadre syn­di­cal le plus large possible.

Mon­treuil, le 12 décembre 2022

Lire le com­mu­ni­qué inter­syn­di­cal.

Pro­jet minis­té­riel d’évaluation des lycées GT : Le contrôle conti­nu en pratique…

Depuis 2018, Par­cour­sup orga­nise la sélec­tion géné­ra­li­sée pour l’accès à l’enseignement supé­rieur. Ce chan­ge­ment aurait eu des impacts sur les pra­tiques d’évaluations dans nos éta­blis­se­ments, même avec le main­tien du bac­ca­lau­réat en contrôle final, mais la mise en œuvre du contrôle conti­nu accen­tue la logique du « bac mai­son », des pres­sions sur les per­son­nels et du stress des élèves. C’est pour­quoi il est fon­da­men­tal d’abroger Par­cour­sup autant que le contrôle conti­nu au lycée.

En atten­dant, avec l’annonce de la néces­si­té d’élaborer un « pro­jet d’évaluation » (PE) par éta­blis­se­ment en cette ren­trée, il est impor­tant de prendre de la hau­teur sur les ques­tions d’évaluation. Ce guide pro­pose aus­si des outils de défense concrets dans les éta­blis­se­ments contre le pas­sage en force de ces pro­jets qui vont res­treindre notre liber­té péda­go­gique et accen­tuer le rôle d’exécutant∙es que le minis­tère veut nous assigner.

Voir le dos­sier 4 pages.

Des per­son­nels épui­sés face à la ges­tion approxi­ma­tive de la crise sanitaire

Le pre­mier ministre a annon­cé ce lun­di 6 décembre une évo­lu­tion du pro­to­cole sani­taire dans les écoles et un pas­sage au niveau 3 de celui-ci entrai­nant un retour du masque en exté­rieur, une limi­ta­tion du bras­sage des élèves et des acti­vi­tés spor­tives. C’est donc la seconde fois en dix jours que le gou­ver­ne­ment change les règles sani­taires face à une reprise épi­dé­mique dans le pays. Si cette déci­sion ne change pas pro­fon­dé­ment les choses dans la lutte sani­taire, elle indique une nou­velle fois les tâton­ne­ments et les approxi­ma­tions dont font preuve le gou­ver­ne­ment et le minis­tère de l’Éducation nationale.

Pour l’heure, dans les écoles, on reste donc sur la règle du dépis­tage sys­té­ma­tique sans fer­me­ture sys­té­ma­tique des classes dès le pre­mier cas Covid ren­con­tré. Cette pro­cé­dure, exten­sion de l’expérimentation menée dans dix dépar­te­ments depuis quelques mois, n’a pas mon­tré son effi­ca­ci­té pour frei­ner la conta­mi­na­tion mais « amé­liore » seule­ment les chiffres de fer­me­tures de classes.

Si la CGT Éduc’action est favo­rable à des mesures per­met­tant de gar­der le plus pos­sible les classes ouvertes afin de main­te­nir le lien péda­go­gique, elle reste très dubi­ta­tive face à ce pro­to­cole qui ne pré­sente pas les meilleures garan­ties sur le plan sani­taire pour les élèves, les familles, mais aus­si les per­son­nels. Pire, cette pro­cé­dure a de nom­breux trous dans la raquette puisqu’elle ne prend pas en compte les cas avé­rés sur­ve­nus dans la sphère pri­vée ou extra­s­co­laire et qu’elle laisse les familles se débrouiller avec les tests alors que les labo­ra­toires sont actuel­le­ment débordés.

Elle génère sur­tout une nou­velle dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail des per­son­nels ensei­gnants qui se voient dans l’obligation de jon­gler dans la mise en place du pro­to­cole et le main­tien des appren­tis­sages dans des bonnes condi­tions. Pour la CGT Éduc’action, il est inac­cep­table que les équipes édu­ca­tives gèrent seules l’ensemble du dis­po­si­tif qui sus­cite par­fois des ten­sions avec les familles et entraine imman­qua­ble­ment une sur­charge de tra­vail et un stress sup­plé­men­taire. Péda­go­gi­que­ment, elle est éga­le­ment très pro­blé­ma­tique et inéga­li­taire puisque les élèves reviennent au compte-goutte après les résul­tats de leur test. De plus, elle fait croire aux familles que les classes ne fer­me­ront plus (ce qui est faux) et que les per­son­nels pour­raient assu­rer un ensei­gne­ment mixte (distanciel/présentiel), ce qui est impos­sible et que nous refu­sons. Après 18 mois de ges­tion chao­tique de la crise sani­taire, les per­son­nels sont épui­sés de ces chan­ge­ments inces­sants et approxi­ma­tifs, mais aus­si de pal­lier l’inconséquence de l’institution.

La CGT Éduc’action consi­dère qu’il est urgent que le minis­tère de l’Éducation natio­nale entende ses reven­di­ca­tions et celles des per­son­nels pour tra­vailler serei­ne­ment dans les écoles et éta­blis­se­ments mais aus­si pour amé­lio­rer les condi­tions d’accueil et de tra­vail. Pour cela, il faut un plan d’urgence per­met­tant de recru­ter immé­dia­te­ment et mas­si­ve­ment des per­son­nels afin de géné­ra­li­ser les dédou­ble­ments ain­si que le rem­pla­ce­ment des per­son­nels absents pour évi­ter les bras­sages et amé­lio­rer le sui­vi de tous les élèves. Ces mesures concrètes seront indé­nia­ble­ment effi­caces à court et moyen termes pour le bien-être au tra­vail de tous les per­son­nels et l’enseignement dis­pen­sé aux élèves. Il y a donc urgence à agir.

Mon­treuil, le 7 décembre 2021

Lire le com­mu­ni­qué de presse.

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Thème original d' Anders Noren - modifié par J.-B. Barilla