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Depuis 2018, Parcoursup organise la sélection généralisée pour l’accès à l’enseignement supérieur. Ce changement aurait eu des impacts sur les pratiques d’évaluations dans nos établissements, même avec le maintien du baccalauréat en contrôle final, mais la mise en œuvre du contrôle continu accentue la logique du « bac maison », des pressions sur les personnels et du stress des élèves. C’est pourquoi il est fondamental d’abroger Parcoursup autant que le contrôle continu au lycée.
En attendant, avec l’annonce de la nécessité d’élaborer un « projet d’évaluation » (PE) par établissement en cette rentrée, il est important de prendre de la hauteur sur les questions d’évaluation. Ce guide propose aussi des outils de défense concrets dans les établissements contre le passage en force de ces projets qui vont restreindre notre liberté pédagogique et accentuer le rôle d’exécutant∙es que le ministère veut nous assigner.


En cette période de rentrée, le ministère de l’Éducation nationale vient de lancer une campagne d’affichage sur le thème de la laïcité destinée à l’espace public et aux établissements scolaires.
Cette campagne se fait le relais de poncifs et de préjugés inquiétants qui n’ont rien à voir avec le concept même qu’elle est censée promouvoir.
En effet, les légendes et photos des huit affiches (« Permettre à Milhan et Aliyha de rire des mêmes histoires, c’est ça la laïcité », « Permettre à Sacha et Naissa d’être dans le même bain, c’est ça la laïcité », « Tout faire pour que Imrane, Axelle et Ismael pensent par eux-mêmes, c’est ça la laïcité ») ont plus à voir avec la notion d’intégration qu’avec celle de laïcité.
Alors même que le ministère prétend former les enseignants sur cette thématique, cette campagne manie dangereusement des clichés associant des représentations stéréotypées « prénoms – couleurs de peau – confessions religieuses ». Elle suggère, ainsi, que certaines confessions religieuses seraient prétendument un frein au « vivre ensemble » ou à la laïcité.
Tout ceci revient à stigmatiser des individus, au lieu de créer les conditions d’une réelle égalité des chances pour toutes et tous.
L’urgence est à la lutte contre les inégalités sociales, contre les discriminations de toutes natures et le racisme, avec l’arrêt des privatisations, des investissements massifs dans les services publics, dont ceux de l’Éducation nationale et de la Santé, la création d’emplois en nombre, stables et qualifiés et, enfin, une augmentation des salaires et pensions.
La CGT dénonce cette campagne qui répond à des stratégies électoralistes du gouvernement, en lieu et place de ses obligations de tout mettre en œuvre pour répondre aux besoins des populations et de promouvoir le principe de laïcité. C’est proprement irresponsable !
Elle demande l’arrêt de cette campagne et le retrait sans délai de toutes les affiches et autres matériels des espaces publics et des lieux de scolarité.
Montreuil, le 3 septembre 2021
Nos organisations ont pris connaissance de la campagne d’affichage ministérielle sur la laïcité. Ces affiches entretiennent une série de confusions et suscitent une inquiétude et un rejet important dans la profession, sur une thématique qui demande de la clarté et de la sérénité.
Après presque 2 ans de crise sanitaire, le ministre organise la rentrée dans les lycées professionnels comme si rien ne s’était passé. Aucune mesure n’est envisagée pour rattraper le retard dans les apprentissages des élèves en raison d’un enseignement en mode dégradé. L’exigence du pass sanitaire dans certains secteurs professionnels va impacter les possibilités de PFMP de certains élèves. Cela n’a absolument pas été anticipé rue de Grenelle. Les véritables questions concernant sa responsabilité propre, à savoir la gestion des jeunes qui ne seraient pas en possession du pass sanitaire restent entières. Ce sera encore aux professeurs de lycées professionnels de bricoler pour s’adapter localement et en fonction des filières au risque de voir encore s’aggraver leurs conditions de travail.
Les organisations syndicales CGT – FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL réunies le 30 août appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.
À la veille de la rentrée, Jean-Michel Blanquer se lance dans un nouveau grand plan de communication sur des augmentations de salaires « historiques ». Pourtant, si ces hausses sont indéniables, elles demeurent parfaitement insuffisantes.
La plus grande part de celles-ci se concentre sur une deuxième étape de la « prime d’attractivité » versée aux enseignant·es, CPE et Psy-En. Si elle constitue une hausse réelle des rémunérations des débuts de carrière, elle est plus que réduite pour tous les autres et inexistante pour plus de 40% de ces personnels. De plus, cette prime remet en cause la progression des rémunérations tout au long de la carrière.
La CGT Éduc’action avait revendiqué un plan d’urgence pour l’École avec des moyens humains et matériels suffisants pour aborder cette rentrée sereinement. Il n’en est rien et les élèves, comme les personnels, auront toutes les chances de se retrouver déboussolés par tant de flous et de manques.
C’est pourquoi, au-delà de la situation sanitaire, qui a démontré l’absolue nécessité d’un plan massif d’investissement pour l’École, la CGT Éduc’action, avec l’intersyndicale, appelle les personnels à se mobiliser dès la rentrée et à se mettre en grève massivement le 23 septembre pour construire une mobilisation dans la durée.
Lire le communiqué de presse de la CGT Educ’action du 28 Août 2021
Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail.
Appel à se mobiliser dès la rentrée, à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle.
Lire l’appel intersyndical du 20/08/2021